Gilles Aillaud

peintre français du XXe, 1928-2005

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Cote, prix et estimation de l’artiste Gilles Aillaud

Peinture : 200 – 160 000€

Estampe : 100-2 000 €

Dessin et aquarelle : 500-10 000 €

Si vous souhaitez faire estimer une œuvre de Gilles Aillaud, nos experts s’en chargent.

Gilles Aillaud : un artiste aux multiples facettes

Philosophe, scénographe, peintre et poète, Gilles Aillaud est né à Paris en 1928, où il vit jusqu’à sa mort en 2005.

Fils de l’architecte Emile Aillaud, il commence à peindre à l’âge de 12 ans. Suite à des études de philosophie, il décide de consacrer sa vie à la peinture : il expose au Salon de la Jeune Peinture avec Arroyo et Recalcati en 1959, au Salon de Mai en 1964 et l’année suivante il est nommé président du Salon de la Jeune Peinture.

À partir des années soixante-dix, Gilles Aillaud travaillera pour le théâtre réalisant de nombreux décors pour des réalisateurs majeurs tels que Berthold Brecht, Klaus Michael Grüber, Heiner Müller, Bruno Maderna, J. Jourdheuil, J.-L. Besson et Luc Bondy.

Gilles Aillaud continuera à présenter ses travaux en Europe et en Asie durant sa vie professionnelle. Une grande rétrospective lui sera dédiée au Museo Nacional Centro de Arte Reina Sofia à Madrid en 1991 et une autre posthume à Villa Medici en 2006.

Figuration Narrative : le retour à la peinture figurative

L’activité d’Aillaud s’inscrit principalement dans le mouvement de la Figuration Narrative, présenté en 1964 lors de l’exposition Mythologies Quotidiennes au Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris. Ce courant propose le retour à la peinture figurative, en plein contraste avec l’abstraction dans ses tableaux, tout en fusionnant des idées propres à la Pop Art, comme la société de consommation et la culture de masse, à l’engagement politique. Le polyptyque Vivre et laisser mourir ou la fin tragique de Marcel Duchamp de 1965, réalisé avec Eduardo Arroyo et Antonio Recalcati, constitue le manifeste du mouvement : les peintres, figurés en tant qu’assassins de Marcel Duchamp, déclarent la mort de l’art abstrait et de l’art apolitique.

Aillaud, peintre de la liberté artificielle

Tout au long de sa carrière, Aillaud développe sans cesse l’iconographie des animaux en cage, dans une perspective théâtrale : le zoo, espace de liberté artificielle par excellence, se transforme dans une scène dans laquelle les animaux jouent la part des acteurs inconscients. Sa technique impersonnelle et académique refuse toute inclinaison esthétique en faveur du contenu social, idéologique et politique : la solitude des animaux en cage reflète la solitude des êtres humains. Aillaud affirme, en effet, que les « images sont intéressantes que dans la relation avec le contexte historique général dans lequel elles apparaissent ». Les animaux en cage des années soixante et soixante-dix, tels que Orang-outang de 1967 et Snake de 1971, laissent ensuite le pas à la liberté des paysages au cours des années quatre-vingt.

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