Edward HOPPER

Artiste peintre américain, 1882-1967

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Cote, prix et estimation de l’artiste Edward HOPPER

Prix d’une peinture signée Hopper : 10 000 – 80 000 000€

Estimation d’un dessin ou d’une aquarelle de l’artiste en vente aux enchères : 4 000 – 3 000 000€

Cote de l’artiste pour la vente d’une estampe : 80 – 100 000€

Si vous souhaitez faire estimer un tableau de l’artiste, nos experts sont à votre disposition pour une expertise gratuite.

L’émergence d’un artiste phare du réalisme américain

Né le 22 juillet 1882 dans le comté du Rockland aux États-Unis, Edward Hopper grandit dans une famille de commerçants d’origine modeste. Son installation à New York coïncide avec le tournant de siècle.

Il entre en formation au sein de la New York School of Art après avoir reçu un apprentissage à l’illustration.

Bien que sa reconnaissance artistique ait été tardive, il se démarque comme éminente figure de la scène réaliste américaine du XX siècle. Au cours de sa formation, Hopper bénéficie des enseignements du peintre et professeur Robert Henri quant à la représentation de milieu urbain. Ce dernier l’influence tout autant sur les plans théorique, qu’esthétique.

Afin de parfaire son apprentissage, Hopper se rend à différentes reprises en Europe entre les années 1906 et 1910, séjournant en Espagne, aux Pays-Bas, en Belgique, des destinations qui lui permettent d’enrichir sa culture visuelle des œuvres des grands maîtres du Siècle d’Or hollandais, mais aussi des impressionnistes.

La découverte de l’Europe

Son affinité particulière va à la France, dont il s’imprègne fortement pour ses déploiements picturaux, et c’est plus précisément à Paris que le jeune artiste réalise ses premières scènes.

De retour dans son pays, Hopper délaisse pendant un temps la peinture dont il se réserve la pratique lors de la période estivale. Il se consacre plus spécifiquement à la représentation de paysages américains, au détriment de scènes inspirées de la vie parisienne.

Suite à son retour aux États-Unis, Hopper prend ses quartiers à New York, il exerce au quotidien le métier d’illustrateur, dont il ne se satisfait guère. Il établit son atelier à Greenwich Village dans les années 1930.

Fin observateur de son temps, et des évolutions de la société américaine, Hopper s’attèle à s’en faire l’illustre représentant exaltant tout autant le monde rural que le monde urbain.

Son attrait pour l’architecture se traduit dans des croquis datant de la période parisienne.

Son approche réaliste prend sens dans la rapidité d’exécution du figuratif et la mise en scène d’atmosphères créées à partir d’un travail attentif de la couleur et de la lumière.

Prenant le soin de ses cadrages, comme travail quasi photographique. De souvenirs peut-être de la photographie qu’il a découvert à Paris auprès du photographe Eugène Atget.

Ses scènes empreintes de quiétude invitent à la contemplation, engagent le spectateur à effectuer un incessant retour sur l’individu dans son espace et instaurent une promiscuité palpable.

La renommée tardive et pérenne de Hopper

Si l’artiste participe à ses débuts à des expositions de groupes, il faut attendre 1920 pour que se tienne sa première exposition personnelle au Whitney Studio Club.

L’année 1933 est celle de sa première rétrospective au Musée d’art moderne de la ville de New York, ce dernier ayant acquis une de ses plus prestigieuses toiles, achevée en 1925, représentant une architecture imposante, dérangeante, investie de nostalgie.

À son décès en 1967 son épouse, l’artiste peintre, Joséphine Verstille Nivison lègue son œuvre au Whitney Museum of American Art.

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