Ernest MEISSONIER

Peintre et sculpteur français, 1815-1891

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Cote, prix et estimation de l’artiste Ernest MEISSONIER

Prix d’une peinture : 800 € – 30 000 €

Estimation d’un dessin ou d’une aquarelle de l’artiste en vente aux enchères : 50 – 2 000 €

Cote de MEISSONIER pour une sculpture : 1 000 – 100 000€

Les années de formation d’un pur peintre académique

Né en 1815, Meissonnier est le fils d’un commerçant lyonnais. Après un court apprentissage dans le secteur pharmaceutique, qu’il entreprend davantage pour satisfaire ses parents que par réelle passion, il décide cependant de se consacrer à sa carrière artistique, décision largement soutenue par son père. S’il commence à dessiner des têtes au fusain et à l’estompe sous l’égide de Jules Potier, c’est à 17 ans que sa formation connaît un premier essor : il quitte Lyon pour Paris pour entrer dans l’atelier du peintre Léon Cogniet qui lui apprend à peindre. C’est également à cette période que Meissonnier noue un premier contact avec ce qui deviendra son genre de prédilection : la peinture historique militaire. Le peintre assistera, en effet, son maître dans la préparation de la peinture d’un plafond pour le musée du Louvre représentant la campagne d’Égypte. Au milieu des années 1830, le peintre gagne déjà bien sa vie, en tant qu’illustrateur de livre et commence alors à peindre de petits tableaux de la vie quotidienne des XVIIe et XVIIIe siècle, étant autant influencé par la peinture de « genre historique », qui lui est contemporaine, que par la peinture flamande du XVIIe siècle.

C’est en 1834 que Meissonnier fait ses débuts au Salon français avec une œuvre intitulée Bourgeois Flamands, actuellement conservée à la Wallace Collection (Londres). L’artiste devient alors un habitué du Salon, exposant de manière régulière pendant la Monarchie de Juillet où il doit sa renommée à ses talents de dessinateur et à son souci du détail vrai.

Le peintre militaire

Déterminé à devenir le Van der Meulen moderne, le célèbre peintre militaire de Louis XIV, Meissonnier se tourne vers la peinture d’histoire à sujet militaire avec des œuvres comme La Barricade (1848, Musée d’Orsay), La Campagne de France, 1814 (1864, Musée d’Orsay) ou encore Napoléon III à la bataille de Solférino (Musées du Second Empire, Château de Compiègne). Sa renommée en la matière est telle qu’il se voit confier, en 1859, une commande impériale pour la réalisation d’un livre illustré au sujet de la campagne de Solférino sur un texte de Edmond Texier. Malgré la chute de l’Empire en 1870 et l’avènement de la Troisième République en 1870, la carrière de Meissonnier ne décline pas et il continue de représenter les campagnes napoléoniennes pour les nostalgiques de l’Empire qui nourrissent une importante demande.

L’artiste jouit aussi, à cette époque, d’une reconnaissance institutionnelle : plusieurs fois membre du jury pour les Salons et Expositions Universelles, il est élu à l’Académie des Beaux-Arts en 1861, devient président de l’Institut de France et, plus tard, de la Société Nationale des Beaux-Arts. Les funérailles fastueuses qui lui sont consacrées à l’église de la Madeleine sont un dernier témoignage des plus éloquents sur l’aura qui entoure l’artiste à la fin de sa carrière.

Un passage tardif à la postérité  

Si Meissonnier est largement reconnu par les institutions artistiques à la fin de sa vie, son passage à la postérité fut plus difficile. Meissonnier apparaît, en effet, comme l’emblème de cet art dit pompier, surnom péjoratif donné à l’art académique, qui fut décrié par les artistes et écrivains de la modernité. Ami de Manet et Cézanne, Émile Zola, constatant l’augmentation fulgurante des visiteurs au Salon affirme, en 1878, que : « la foule va voir ses tableaux en guise de divertissement, l’art n’y est pour rien ». Cette opinion est également partagée par Monet qui, à propos du legs Caillebotte (1894), qualifie les peintures académiques de « pareilles ordures ».

Ce n’est qu’à partir des années 1970 qu’on assiste à une réhabilitation de ces peintres pompiers, d’abord aux États-Unis avec des rétrospectives et expositions consacrées à Cabanel, Gérôme, Gleyre ou Meissonnier, puis en France, dans les années 1980 avec l’ouverture du Musée d’Orsay qui consacre des salles à cette peinture académique tant décriée par la génération impressionniste et postimpressionniste.

Cette réhabilitation s’est, bien entendu, accompagnée d’une hausse de la valeur monétaire de ces œuvres sur le marché de l’art.

Un pan de l’activité de Meissonnier reste, encore aujourd’hui encore méconnu du grand public. La plupart sont présentées à titre posthume à la galerie Georges Petit en mars 1893 et à l’École des beaux-arts de Paris. Ce n’est toutefois qu’en 1993 qu’une rétrospective est, pour la première fois, consacrée à l’activité de sculpteur de Meissonnier au Musée des Beaux-Arts de Lyon. Les médiums qu’il utilise pour ses œuvres sculptées sont divers, de la cire au bronze, mais s’inscrivent, comme ces peintures, dans une quête du vraisemblable historique. C’est notamment le cas de ses sculptures équestres (Le Voyageur, 1878, Musée d’Orsay) qui fascinent par la justesse des mouvements représentés.

Parmi les ventes consacrées à l’artiste depuis cette tardive réhabilitation, nous pouvons notamment citer la vente du 27 novembre 2004, organisée à la société de vente volontaire de Saint-Germain-en-Laye (commissaire-priseur : Alain Schmitz.) qui procéda à la mise en vente, à partir d’un fonds privé, de tableaux, esquisses et sculptures en bronze de l’artiste pour un prix compris entre 800 et 40 000 euros.

Reconnaître la signature de E. MEISSONIER 

MEISSONIER fait partie de ces nombreux artistes qui signaient beaucoup de ses œuvres notamment avec la lettre E imbriquée dans le M de MEISSONIER . Un exemple de sa signature vous est présenté ci dessous afin de vous faire une première idée. Quelques variantes existent : n’hésitez pas à contacter un de nos experts pour authentifier une signature de manière formelle.

Signature peintre MEISSONIER

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