Vlaho BUKOVAC

Artiste peintre croate, 1855-1922

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Cote, prix et estimation de l’artiste Vlaho BUKOVAC

Prix d’une peinture signée Bukovac : 1 000 – 70 000€

Estimation d’un dessin ou d’une aquarelle de l’artiste en vente aux enchères : 100 – 3 000€

Si vous souhaitez faire estimer un tableau de l’artiste, nos experts sont à votre disposition pour une expertise gratuite.

Les années de formation : de Dubrovnik à Paris 

Vlaho Bukovac, de son vrai nom Vlaho Fagioni, est né Cavtat, à proximité de Dubrovnik le 4 juillet 1855, d’un père d’origine italienne et d’une mère croate.

Dès son plus jeune âge, l’artiste montre des aptitudes pour le dessin, mais, en raison de la précarité de sa famille, nombreuse qui plus est, il ne peut poursuivre son apprentissage. À l’âge de onze ans, son oncle l’emmène aux États-Unis où il passera quatre ans avant le décès de celui-ci. En 1871, il rentre à Dubrovnik avant d’embarquer sur un voilier passant par Istanbul, Odessa et Liverpool.

Après un séjour en Amérique latine en 1873, il retourne dans sa ville natale en 1876. Il trouve alors un mécène en la personne du poète Medo Pucic, qui le recommande à l’archevêque Strossmayer, personnalité très importante à l’époque.

En 1877, il se présente à Strossmayer sa peinture Turkinja u haremu (Turkish woman in harem) sous le nom de Bukovac pour la première fois. Le soutien matériel de Strossmayer, conjugué à ses économies, permet au peintre de partir pour Paris la même année où il intègre l’École des Beaux-Arts qu’il quitte en 1880. Son professeur était alors Alexandre Cabanel, représentant de l’art académique français.

Dès 1878, Bukovac expose au Salon de Paris, et ce pendant seize ans, présentant majoritairement des portraits et paysages et obtient notamment la médaille de bronze de l’Exposition universelle de Paris de 1891.

En 1888 et 1891, il voyage également sporadiquement en Angleterre où il se consacre à la réalisation de portraits avec en particulier la peinture du célèbre portrait de Samuel Fox (1890, collection particulière).

Son style n’est toutefois pas uniforme : la période parisienne marque ainsi le passage de l’académisme à l’impressionnisme. À cet égard, il semble que le peintre croate suive les tendances qui traversent l’art français en cette seconde moitié du XIXe siècle, notamment les tendances avant-gardistes. 

Le retour en Croatie  

Si Paris joue un rôle phare dans la formation du peintre, la période qu’il passe à Zagreb (1894-1898) est la plus active de sa carrière. Bukovac apporte les idées artistiques nouvelles dans son pays natal.

Sa formation française fait toute son originalité en Croatie puisqu’il se confronte avec des artistes essentiellement formés à Vienne ou à Munich. Là-bas, il réalise le fameux rideau du Théâtre National ainsi que d’autres œuvres qui font sa célébrité : Gundulic’s Dream ou Dubravka. Après Zagreb, il retourne à Cavtat, terre de son enfance, jusqu’en 1903. Cette nouvelle période est caractérisée par la recherche de nouveaux moyens d’expression, passant notamment par des expériences chromatiques. 

Prague et la renommée académique

C’est cependant à Prague, entre 1903 et 1922, date à laquelle il s’éteint, que Bukovac connaît toutefois la renommée artistique puisque c’est là-bas qu’il est nommé professeur à l’Académie des beaux-arts.

Le peintre, sculpteur et graveur France Kralj, les peintres Milan Konjović, Kosta Hakman et Emil Filla furent notamment ses élèves. À Prague, il renoue avec l’art du portrait, mais en s’attachant moins au modèle peint qu’aux questions chromatiques comme le montre son propre autoportrait peint en 1914. Il y meurt le 23 avril 1922.

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