Mimmo Rotella

Artiste plasticien , 1918-2006

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Cote, prix et estimation de l’artiste Mimmo ROTELLA

Prix d’une peinture signée :  6 000 – 75 000 €

Estimation d’un dessin ou d’une aquarelle de l’artiste en vente aux enchères : 500 – 80 000 €

Les premières années italiennes 

Né en 1918 à Catanzaro (Italie), Domenico, dit «Mimmo», Rotella déménage à Naples à la fin de ses études secondaires en 1933 pour étudier l’art mais obtient finalement un travail dans un ministère. Ce n’est qu’à la fin de la guerre que sa carrière artistique se met réellement à démarrer : après avoir été mobilisé, il est diplômé de l’Academia di Belli Arti’ de Naples en 1944 et enseigne le dessin à Catanzaro entre 1944 et 1945. En 1945, il se rend à Rome et commence à peintre des œuvres géométriques et abstraites. En 1951, il découvre l’art français contemporain, en exposant à Paris au Salon des Nouvelles Réalités et entre 1951 et 1852, obtient une bourse de la Fulbright Foundation, pour une résidence d’artiste à l’université de Kansas City où il réalise sa seconde exposition monographique (1952, the Rockhill Nelson Gallery, Kansas City). Aux États-Unis, il a l’occasion de rencontrer les représentants des nouvelles tendances artistiques à l’instar de Robert Rauschenberg, Claes Oldenburg, Cy Twombly, Jackson Pollock et Yves Klein.

Le tournant 1953 : Vers le décollage et la reconnaissance internationale.

À partir de 1953, après une période de crise personnelle l’artiste comme à récolter des affiches déchirées des murs, la plupart monochromatiques, pour développer un langage artistique personnel, à la fois abstrait et poétique, faisant signe vers le street art. Il s’agit pour lui de coller sur une toile ces morceaux d’affiches selon la technique du «double décollage» puisque l’affiche est arrachée à son support avant d’être déchirée en atelier. Ses affiches sont exposées pour la première fois en 1955 à l’occasion d’une «Exposition d’art actuel» à Rome. Son travail exploite le «double décollage» (affiche arrachée de son support puis déchirée en atelier) et les arrières d’affiches. Avec Cinecittà (1958), il exploite des affiches de cinéma dont il isole visages et silhouettes. Parallèlement, l’artiste voit son travail reconnu et récompensé en 1956 par le prix Geziano, et en 1957 par le prix Battistoni et de l’Instruction publique. 

Le cinéma, le Nouveau Réalisme et la reconnaissance institutionnelle 

En 1961, invité par Pierre Restany, il rejoint le courant des Nouveaux Réalistes à Paris où il s’installe de façon permanente. Son travail prend alors un tournant idéologique, politique et social puisque Rotella transforme désormais des affiches qu’il transforme symboliquement et participe à de nombreuses expositions internationales. Avec sa Marylin de 1963, Rotella fait certes référence à l’œuvre bien connue de Warhol et met en exergue l’impérialisme culturel des Américains. Toutefois, ses œuvres ont également une portée locale puisque les films cités par l’artiste ne font pas toujours partie du box-office. Ainsi, pour la saison 1956-57, War and Peace de King Vidor est le film le plus vu en Italie tandis que la première production italienne est Poveri ma belli de Dino Risi. Pourtant ni l’un ni l’autre ne sont utilisés par l’artiste, de même que The Ten Commandments de Cecil B. DeMille l’année suivante. En revanche, le premier film italien, Le Fatiche d’Ercole de Pietro Francisci, apparaît confusément dans Ercole, une œuvre réalisée en 1960. En 1964, Rotella devient l’un des instigateurs du Mec Art et expérimente de nouvelles techniques : interventions sur les pages publicitaires des revues au moyen de solvant, froissement d’affiches, ensuite enfermées dans des cubes de plexiglas. Après sa réinstallation en Italie (Milan) en 1980, l’artiste connaît une reconnaissance institutionnelle grandissante : en 1986, il expose à Cuba à l’Université de La Havane tout en donnant des conférences à la Domus Academy à Milan. En 1990, il participe, au Centre Georges-Pompidou à Paris, à l’exposition Art et Pub et au Museum of Modern Art de New York à l’exposition High and Low. Deux ans plus tard, il est fait officier des Arts et Lettres en France (1992) avant d’être invité au Musée Guggenheim de New York en 1994 pour Italian Metamorphosis, puis à nouveau au Centre Pompidou en 1996 dans Face à l’Histoire. Il s’éteint dix ans plus tard, en 2006, à Milan. 

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