Achille LAUGÉ

Peintre et lithographe post-impressionniste français, 1861-1944

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Cote, prix et estimation de l’artiste Achille LAUGÉ

Prix d’une peinture signée Laugé : 1 000 – 60 000€

Estimation d’un dessin ou d’une aquarelle de l’artiste en vente aux enchères : 200 – 6 000€

Si vous souhaitez faire estimer un tableau de l’artiste, nos experts sont à votre disposition pour une expertise gratuite.

Une formation académique, entre le Midi et Paris 

Achille Laugé passe la plus grande partie de son enfance et de sa carrière à Cailhau dans l’Aude. Sa formation artistique débute à l’École des Beaux-Arts de Toulouse où il rencontre le sculpteur Antoine Bourdelle, qui devient un de ses plus fidèles amis.

En 1882, il intègre l’École des Beaux-Arts de Paris avant de rejoindre l’atelier du peintre Alexandre Cabanel. À Paris, il fait la connaissance d’Aristide Maillol qu’il présente à Bourdelle et avec qui il partage ensuite un atelier. Deux ans après son arrivée à Paris, Laugé expose pour la première fois au Salon des Artistes français avec un portrait de Bourdelle au crayon. En 1886, il quitte Paris pour retourner dans son sud natal jusqu’à la fin de ses jours. 

Une artiste néo-impressionniste ?

Si les œuvres de Laugé, comme son Portrait de femme (1894, Musée des Augustins, Toulouse) ou son Allée des Saules (1896, Musée des Beaux-Arts de Carcassonne) paraissent acquises à la touche pointilliste ou divisionniste sans que le peintre ait eu le moindre contact avec le travail d’un Seurat, ainsi que le soulignent deux de ses amis d’enfance, l’homme politique Albert Sarraut et le journaliste Achille Astré, l’hypothèse semble toutefois douteuse.

Lors de son séjour à Paris, si Laugé n’entre pas directement en contact avec Seurat, Signac et les autres, il est possible qu’il ait toutefois assisté au Salon des Indépendants de 1886 où Seurat expose son œuvre célèbre Un Dimanche après-midi à l’Île de la Grande Jatte (1884-1886, Art Institute of Chicago) tandis que les figures phares du néo-impressionnisme (également appelé pointillisme ou divisionnisme) comme Paul Signac ou Henri-Edmond Cross exposent également.

Néanmoins, après son retour dans le Sud, Laugé développe son propre style, indépendamment des cercles parisiens. Sa touche pointilliste se fait progressivement plus lâche et plus ample et vers 1905, ses peintures sont exécutées plus rapidement tandis que les points de couleurs se veulent de plus en plus larges. 

Une figure marginale ou peintre régionaliste par excellence ? 

Laugé expose rarement ses œuvres. En 1894, il envoie seulement cinq peintures au Salon des Indépendants. Les Salons ne sont, d’ailleurs, pas friands de ses œuvres : en 1900, les deux peintures qu’il envoie au Salon National des Beaux-Arts sont rejetées par exemple.

Toutefois, son travail séduit le critique Gustave Geffroy qui souligne le caractère lumineux de ses toiles. Laugé ne reçoit aucune commande publique, à l’exception de quelques dessins pour tapisseries pour la Manufacture des Gobelins commandés par Geffroy.

En 1919, l’artiste obtient une commande pour une décoration murale, une série de paysages et de scènes florales pour la demeure du maire de Lézignon, M. Castel, commande qui restera à jamais inachevée. 

Son relatif isolement dans son Midi natal et son absence dans les galeries parisiennes en font un artiste aujourd’hui peu connu bien que certaines de ses peintures se trouvent exposées avec les œuvres de Signac et de Seurat au Musée d’Orsay (Portrait de femme, 1898 et Portrait d’homme, 1899) et Musée National d’Art Moderne (Paysage de la Gardie, près de Cailhau [Aude], 1902)

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