Emile Auguste CAROLUS-DURAN

Portraitiste , 1837-1917

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Cote, prix et estimation de l’artiste Emile Auguste CAROLUS-DURAN

Prix d’une peinture signée : 800 – 12 000 €

De Courbet à Vélasquez : 

Charles-Emile Auguste Durand, dit Carolus Duran est l’un des portraitistes les plus célèbres de la IIIe République. Il se forme dans un premier temps dans sa ville natale, à l’académie de Lille puis auprès de François Souchon, élève de David. En 1853, il déménage à Paris et prend le synonyme de Carolus-Duran ; dans la capitale, il suit les cours de l’Académie Suisse et expose également pour la première fois au Salon, en 1859. Son style est alors à l’époque très marqué par Courbet et le réalisme. 

Paris lui permet la rencontre de peintres célèbres, comme Manet, Fantin-Latour ou encore F. Braquemont, qui auront une certaine influence sur l’évolution de sa peinture. Le changement le plus radical dans sa peinture s’effectue néanmoins durant son voyage à Rome et en Espagne, opéré entre 1862 et 1866, financé grâce à une bourse d’études de la ville de Lille. Le peintre y est extrêmement marqué par l’art de Vélasquez, dont il partage l’admiration avec son ami Manet, mais à la différence de ce dernier, Carolus Duran s’attarde surtout sur les portraits du grand maître espagnol.

Le maître de la couleur : 

Ces influences lui seront profitables puisque dès son retour en France, il obtient une médaille d’or au Salon. Dès lors, le succès lui sourit et il réalise son coup de maître en 1869, La dame au gant, qui remporte un franc succès populaire pour la justesse du portrait, teinté d’une expression de gravité et placé dans une scénographie sobre à l’éclairage contrasté. Les portraits de Carolus-Duran sont séduisants et attirent une clientèle faite de bourgeois, de financiers, de femmes du monde que le peintre met en scène dans des compositions proches de la réalité et avec une maîtrise exceptionnelle de sa palette, ce qui lui vaudra le surnom de « maître de la couleur » attribué par Toulouse-Lautrec. 

Néanmoins, son art ne doit pas être réduit à de simples portraits flatteurs de la bourgeoisie de la IIIRépublique, Carolus-Duran a également fait preuve d’une grande sensibilité et d’une profonde liberté picturale dans la réalisation de paysages, de scènes d’intérieur, scènes religieuses ou portraits plus naturalistes de ses amis peintres, comme Fantin-Latour. Ses amitiés avec les peintres d’avant-garde lui valent d’ailleurs de se rapprocher de l’art des impressionnistes à la fin de sa carrière : sa touche se dilue et sa palette devient plus claire. 

Son succès au Salon dès 1869 lui permet d’ouvrir un atelier à Paris, boulevard du Montparnasse, où il enseigne la peinture à des classes assez nombreuses, formées essentiellement de jeunes peintres anglo-saxons, parmi lesquels John Singer Sergent, qui comme son maître, mettra sa peinture au service d’un art mondain. 

Un peintre arrivé aux plus hauts échelons de la hiérarchie artistique : 

Contrairement à ses amis de l’avant garde artistique, Carolus-Duran connaît la reconnaissance académique : nommé grand officier de la Légion d’honneur en 1900, il est également membre du jury de chaque Exposition universelle entre 1889 et 1900, membre de l’Académie des Beaux-Arts dès 1904 et surtout, il est nommé directeur de l’Académie de France à Rome, de 1905 à 1913.

L’art de Carolus-Duran a souvent été assez mal compris en France et réduit à la simple image d’un « art mondain », néanmoins, l’exposition monographique co-produite par le Musée des Beaux-Arts de Lille et le Musée d’Orsay en 2003 a permis de rendre la juste place à un artiste dont l’originalité et le talent ont marqué la scène artistique française de la IIIRépublique. 

Le marché de l’art français est assez riche des œuvres du peintre, qui passent régulièrement en vente ; comptez quelques milliers d’euros pour une toile, parfois plus, comme en 2004 chez Rouillac : une toile représentant Berthe Claire de Rotschild en partance pour l’opéra y a été adjugée près de 40 000 euros. 

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