Jaroslaw CERMAK

Peintre tchèque du XIXe siècl, 1830-1878

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Cote, prix et estimation de l’artiste Jaroslaw CERMAK

Prix d’une peinture en vente aux enchères : 1 000 – 100 000 €

Prix d’un dessin ou d’une aquarelle dans les salles de vente aux enchères : 200 – 4 000€

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La révélation artistique

Né en 1830 à Prague d’un père médecin et d’une mère engagée dans des activités de mécénat artistique, Cermak est gravement blessé suite à un accident survenu lors de son enfance. Cet épisode tragique l’empêche de se mouvoir, le contraignant à rester alité. Avec la découverte du dessin, le jeune garçon trouve une échappatoire à l’immobilisme. 

À l’âge de 17 ans, il entame une formation artistique à l’académie des Beaux-arts de Prague où il étudie auprès du peintre et artiste vitrailliste allemand Christian Ruben. Sous l’impulsion de sa mère peu satisfaite de la progression et du niveau des enseignements dispensés, le jeune homme n’y passe guère plus d’une année. 

Désireux de se former à la peinture de genre historique, il rejoint à la suite de ce court temps d’apprentissage la ville d’Anvers pour étudier aux côtés du peintre belge Gustave Wappers. La fréquentation de l’atelier du peintre et graveur belge Louis Gallait est un temps fort de son apprentissage, ce dernier l’accompagne lors de son premier séjour à Paris.

Sa pratique artistique s’enrichit par ailleurs d’une culture visuelle éclectique, et d’un regard précis vers le travail du peintre flamand Pierre-Paul Rubens

Les voyages au service de la peinture d’histoire

Arrivé à Paris en 1852, où il élut domicile plus tardivement, Cermak expose au Salon l’une de ses toiles la Razzia de bachi-bouzouks réalisée selon le patronage de la tradition classique. Il y exalte le nu académique dans une confrontation frontale. 

En complément, les artistes français qui lui sont contemporains lui procurent des lieux de résonance artistique : les déploiements protéiformes d’Eugène Delacroix et le romantisme d’Alexandre-Gabriel Decamp sont des contrepoints clés dans sa production. 

Mais sa peinture historique se nourrit abondamment de sa découverte féconde de l’Europe centrale et de l’est, qui s’affine au gré de ses voyages dans les Balkans entre 1850 et 1860. Il y est impliqué jusqu’à prêter combat contre les Turcs. Ce qu’il dépeint dans ses tableaux se fait à l’appui de ce qu’il y a vu : les habitants, leurs quotidiens, leurs lieux de vie. C’est ainsi que se pose la question de l’orientalisme qui lui vaut une filiation pour certaines de ses toiles. 

Une figure tutélaire du renouveau national tchèque

Cermak s’illustre comme étant l’auteur de portraits pour lesquels son talent est reconnu, à l’image de la Jeune Monténégrine de 1865. Sa production tardive se complète de natures mortes à partir de 1870. 

Cermak parvient à investir ses toiles d’une puissance lumineuse, y insérant une trajectoire romantique. 

Ses œuvres sont conservées au sein de nombreux musées : Prague ou encore Amsterdam. 

Il établit son atelier à Paris dès 1874, et y décède quatre ans plus tard.

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