Josef ALBERS

Peintre et enseignant de l'art, 1888-1976

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Cote, prix et estimation de l’artiste Josef ALBERS

Prix d’une peinture : 4 000 – 1 500 000€

Estimation d’un dessin ou d’une aquarelle de l’artiste en vente aux enchères : 2 000 – 40 000€

Prix de vente d’une estampe ou d’une gravure : 200 – 5 000€

Cote moyenne de l’artiste pour la vente d’une sculpture : 500 – 30 000€

Un théoricien autant qu’un artiste

Josef Albers est né en Allemagne en 1888. Son parcours est assez atypique puisque toutes ses études artistiques ont été suivies en parallèle de son travail de professeur. Ce double cursus influencera notablement son œuvre et fera de lui un théoricien autant qu’un artiste. 

Ses études au Bauhaus, où il suit les cours de Johannes Itten, seront décisives ; il y deviendra d’ailleurs compagnon en 1922, puis maître en 1923. Jusqu’en 1933, il y délivrera des cours de théorie des matériaux et de théorie du travail parallèlement de son activité de chef de l’atelier de menuiserie et de professeur de dessin figuratif. Là encore, les activités théoriques et pratiques se juxtaposent, et s’entremêlent parfois. Ainsi, lorsqu’il donne des cours sur les matériaux, il travaille principalement les assemblages de verre et de vitraux, des meubles et des petits objets alliant plusieurs matières, souvent du verre et du métal.

Dès 1933 les nazis ordonnent la fermeture de l’école du Bauhaus et Albers est contraint de fuir l’Allemagne avec sa femme Anni. Comme beaucoup, ils se réfugient aux États-Unis et c’est là qu’il se tournera vers la peinture abstraite géométrique, sans pour autant délaisser ses activités d’enseignant puisqu’il enseigne pendant quinze ans au Black Mountain College, en Caroline du Nord, véritable pépinière d’artistes d’avant-garde. 

Un autre élément important de sa formation sont les voyages qu’il effectue à Mexico où l’art des anciens peuples de la Méso-Amérique le marqua considérablement. Il y prit des centaines de photos en noir et blanc (médium qu’il n’avait pas réellement exploré auparavant), qu’il associait dans des collages. Enfin, dès 1950 et pendant neuf ans, il sera directeur du département de design de la célèbre Université de Yale. 

Un précurseur de l’art optique

Albers est considéré comme un précurseur de l’art optique (mouvement qui se développe aux États-Unis dans les années 1970) puisque dès les années quarante il peint des formes géométriques simples arrangées selon les effets optiques de la couleur. Il explorera ses théories dans un livre qui fera sa renommée, L’interaction des couleurs, publié assez tard dans sa carrière, en 1963, dans lequel il tend à démontrer l’objectivisation des couleurs : il est impossible, de son point de vue, de connaître une couleur indépendamment de son environnement.

Ainsi, avec une seule et même matrice, il emboite plusieurs carrés de couleurs différentes pour prouver qu’une même couleur est relative et peut-être vue différemment selon le contexte. À l’inverse de la démarche scientifique attendue de son statut de professeur, ses recherches sont de nature empirique. Il suit également l’enseignement de ses prédécesseurs, les néo-impressionnistes et notamment Signac, sans se soucier de la véracité scientifique des théories de son aîné.

De même, il semblerait que certaines des théories d’Albers se soient révélées totalement fausses. Il n’empêche qu’il fit faire un bon monumental à l’appréhension de la couleur et de l’art dans l’Occident d’après guerre. Il était très reconnu de son vivant et eut une influence considérable sur de nombreuses générations d’élèves et d’artistes.

Ses œuvres les plus connues sont sans nul doute le cycle Hommage au carré constitué de plus de mille œuvres, tableaux, dessins, tapisseries et gravures rassemblées afin d’étudier les interactions chromatiques. 

Albers sur le marché de l’art 

Les enchères des tableaux de la série Hommage au carré ont très souvent dépassées les plus hautes estimations, comme Study for Homage to the Square, R-III E.B, estimé environ 500 000 euros et vendu plus de 1,22 million d’euros. Ses lithographies se retrouvent souvent sur le marché de l’art français, comme cette estampe de Homage to the Square vendue un peu plus de 300 euros chez Rossini le 30 juillet 2019.

Notons que les collectionneurs italiens raffolent des œuvres de Josef Albers, dont les sérigraphies se vendent très bien, comme Sans titre, réalisée en 1971 et vendue le 12 décembre 2019 plus de 3 000 euros. Ses photos, plus rares sur le marché, sont également très recherchées comme Paznauntal, 1930, vendue plus de 18 000 euros chez Christie’s New York en avril 2018. 

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