Nicolas TARKHOFF

Peintre russe, 1871-1930

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Nicolas Alexandrovich Tarkhoff ou Tarkhov est né à Moscou le 2 janvier 1871 dans une famille de riches marchands. 

Cote, prix et estimation de l’artiste Nicolas TARKHOFF

Prix d’une peinture signée Tarkhoff : 600 – 30 000€

Estimation d’un dessin ou d’une aquarelle de l’artiste en vente aux enchères : 150 – 2 000€

Si vous souhaitez faire estimer un tableau de l’artiste, nos experts sont à votre disposition pour une expertise gratuite.

1894-1898 : Moscou. Premières créations, premiers succès.

En 1894, il passe l’examen d’entrée à l’École de peinture, sculpture et architecture de Moscou, contre la volonté de sa famille. Le jury de l’école, bien que moins conservateur que celui de Saint-Pétersbourg, refuse son admission en raison de son tempérament révolutionnaire.

En 1897, il entre dans l’atelier du peintre impressionniste Konstantin Korovin Alexeivich (son aîné de dix ans) à Moscou. Là, il rencontre Pavel Kuznetsov, Vasily Polenov et Valentin Serov. Le petit groupe peint avec ingéniosité les modèles nus proposés par Korovin : « Chacun était censé peindre avec des mouvements de balayage audacieux, en utilisant un pinceau large avant d’entrer dans les détails et les nuances ».

1898-1910 : Les années parisiennes et la reconnaissance internationale

La capitale française offre à Nicolas Tarkhoff les thèmes les plus passionnants de la vie parisienne. Il peint le tourbillon des foules sur les boulevards, la magie des fêtes foraines et des carnavals, les cabines de course, le flux de la Seine et les scènes de marché avec un style affirmé et une force instinctive. Aussi, il sort régulièrement de Paris en train ou à bicyclette pour profiter de la beauté et de la tranquillité du paysage de la Vallée de Chevreuse (sud de Paris) où il installe son chevalet.

En 1910, une grande exposition lui est consacrée dans le 7e Salon organisé par la revue Apollo à Saint-Pétersbourg. Ses œuvres, prêtées à l’exposition par des collectionneurs de renom (Druet, Frizeau, Frantz Jourdain, baron de Rothschild, Morozov, Albert Sarrault, Vollard, Zadoc Kahn…) et l’État français témoignent de son succès et de sa reconnaissance internationale dans son pays. 

1911-1930 : Orsay : peindre loin de la ville

Loin de la vie parisienne sophistiquée, Nicolas TARKHOFF aspire à peindre au plus près de la nature comme les impressionnistes, aux côtés des paysans de la terre.

En 1911, il prend une décision majeure : il décide de quitter définitivement Paris avec sa femme et ses enfants. Ils s’installent à Orsay. Cette retraite l’a progressivement isolé du monde artistique en constante évolution. Seuls quelques amis, comme Chagall, Lhote et Luce, entretiennent des contacts occasionnels avec lui.

Des difficultés financières commencent à se faire jour. Il meurt le 3 juin 1930 dans une réelle pauvreté. Une rétrospective de son travail est organisée la même année au Salon d’Automne. Ce fut la dernière étincelle de reconnaissance avant de tomber dans l’oubli. Une galeriste parisienne, Madeleine Oury, épouse de son ami peintre Marcel-Lenoir, aide Yvonne Deltreil en achetant de nombreuses œuvres de l’atelier. Celles-ci ont été redécouvertes par des collectionneurs passionnés dans les années 1960. L’un d’entre eux, Oscar Ghez, lui consacre une section entière dans son Musée du Petit Palais à Genève (Suisse) et organise en 1981 plusieurs expositions en Russie, en France, en Espagne et aux États-Unis. En 2014, la Ville d’Orsay lui a rendu hommage. Aujourd’hui, une partie importante de ses toiles se trouve à Moscou, en Russie : le pays dans lequel il avait rêvé de retourner.

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