Paul Guiragossian

Un langage hybride, entre Orient et Occident, 1926-1993

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Cote, prix et estimation de l’artiste Paul Guiragossian

Dessin et aquarelle : 1 000 – 15 000 €

Peinture : 4 000 – 150 000 €

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Une vie marquée par l’exil

Paul Guiragossian nait à Jérusalem en 1926, de parents arméniens ayant survécu au génocide. De ses quatre à sept ans, il est élevé par les sœurs de l’Ordre des filles de Saint Vincent de Paul. 

Enfant, il utilise ses talents de dessinateur pour aider à subvenir aux besoins du foyer. Quand il ne crée pas, il dévore les monographies de grands peintres occidentaux et se crée une culture artistique foisonnante : Le Titien, Durer, et Léonard de Vinci, aussi bien que Van Gogh, Picasso et Matisse occupent ses lectures. Mais son intérêt penche très vite pour l’Orient antique. Il revendique des influences telles que l’Égypte des pharaons, Sumer, ou la calligraphie arabe. Polyglotte (il maitrise huit langues), Guiragossian éprouve cependant des difficultés à véritablement s’exprimer dans chacune d’entre elles. La peinture sera son langage. 

En 1947, Guiragossian expérimente de nouveau l’exil, lorsqu’il est contraint de quitter la Palestine pour le Liban. En 1955, il participe pour la première fois au Salon d’Automne, où il expose une toile monumentale, Noces. À l’occasion du Salon de 1957, il remporte le Prix de Florence, lui permettant de partir un an en Italie, où il suit des cours à l’Académie des Beaux-Arts de Florence. 

Un parcours entre tradition et universalité

Toute sa carrière durant, Guiragossian recherchera une symbiose entre la modernité picturale et sa culture d’origine. Il s’agit pour lui de traduire l’intériorité de l’humanité dans son essence, au-delà de tout lieu ou de toute période. Ainsi, sa palette est aussi chaude que son geste est graphique. Nourri de peinture classique, éduqué par des catholiques, Paul Guiragossian peint des figures maternelles dont la silhouette, d’un simple trait, rappelle celles des vierges à l’enfant. 

Ses sujets de prédilection sont tournés vers la famille et la recherche du foyer. Ses toiles questionnent sa propre expérience de l’expatriation et de la pauvreté, tout en cherchant à représenter des problématiques universelles. Fasciné par la forme humaine, il ne cessera jamais de la représenter, même lorsque ses recherches formelles le mèneront vers l’abstraction la plus dépouillée. 

La production prolifique de Guiragossian touche majoritairement à la peinture et au dessin. Il crée également quelques décors de théâtre. En 1975, un tragique accident lui fait perdre sa jambe. La même année, la guerre civile éclate au Liban. S’il ne s’arrête de peindre, certaines de ses figures auparavant chaleureuses et protectrices, se teinteront alors d’obscurité. 

Une célébration internationale

Paul Guiragossian exposera de nombreuses fois, au Liban, comme en France ou aux États-Unis. Sa première exposition en solo à lieu à la galerie Alecco Saab de Beirut en 1960. En 1970, il expose à la Corcoran Gallery de Washington. L’Institut du monde arabe lui dédie une rétrospective de décembre 1991 à février 1992. En mai 2019, sa toile Passagers fut vendue aux enchères pour 42 219 euros. Pour comparaison en 2017, l’œuvre Mère et enfant, de même dimension, fut emportée pour 56 124 euros.

Paul Guiragossian meurt à Beirut en 1993. Il est considéré par de nombreux critiques comme le plus grand peintre libanais dont les estimations des tableaux peuvent atteindre plusieurs milliers d’euros.

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