Alice BAILLY

Peintre et graveuse suisse, 1872-1938

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Cote, prix et estimation de l’artiste Alice Bailly

Prix d’une peinture signée Alice Bailly en vente aux enchères : 500 – 130 000 €

Estimation moyenne pour un multiple (lithographie, estampe, gravure…) : 80 – 1 000 €

Prix pratiqué pour un dessin ou une aquarelle : 270 – 40 000 €

Cote de l’artiste pour une tapisserie :  4 000 – 11 000 €

Si vous souhaitez faire estimer un objet signé ou attribué à Alice Bailly, nos experts sont à votre disposition pour une expertise gratuite.

Une vie entre la Suisse et Paris

Alice Bailly naît en 1872 à Genève dans une famille modeste. À l’âge de dix-sept ans, elle apprend le dessin à l’École des Beaux-Arts dans des cours réservés aux femmes. Elle s’étonne de l’enseignement qu’elle reçoit, qui ne vise pas à développer son talent, mais à lui inculquer les idées de ses professeurs. Plus tard, elle reçoit une bourse pour étudier à Munich en Allemagne, mais les cours ne lui réussissent pas. Elle prend donc la décision d’étudier les maîtres comme Rubens ou Van Dyck par ses propres moyens. 

Alice Bailly revient s’installer quelques années à Genève, où elle s’exerce à la peinture et la gravure sur bois, avant de partir à Paris en 1904 où elle s’installera rue Boissonnade au sein d’une communauté d’artistes suisses. Elle se lie d’amitié avec de nombreux artistes avant-gardistes, notamment Juan Gris, Francis Picabia ou encore Marie Laurencin.

À l’heure de la Première Guerre mondiale, Alice Bailly retourne en Suisse où elle se concentre sur l’art de la peinture sur bois. Après un passage à Paris où elle ne retrouve ni l’émulation ni le succès passé, elle déménage en 1923 à Lausanne où elle vit jusqu’à sa mort en 1938.

Une artiste à l’avant-garde

Alice Bailly s’inspire éminemment de son environnement et des lieux dans lesquels elle évolue. Entre 1902 et 1904, elle compose une série de gravures nommée Les scènes valaisannes alors qu’elle se trouve dans le Valais, puis en 1907, lorsqu’elle découvre la Bretagne, elle crée Les scènes bretonnes.

L’avant-garde et les artistes attirent et influencent Alice Bailly dès ses premiers pas à Paris. Elle se lance dans le fauvisme, dont elle admire l’audace des couleurs intenses et l’exagération des formes et des espaces. Rapidement ses œuvres deviennent des incontournables de ce mouvement. 

Au fur et à mesure de ses rencontres, Alice Bailly évolue vers une peinture cubiste colorée, quasiment musicale, que Guillaume Apollinaire classe comme Orphisme. Elle est également sensible aux œuvres futuristes. Avec son invention dès 1916 des «tableaux-laine», constituée de fils colorés semblables à des coups de pinceau, alignés sur une toile de coton, elle se réapproprie le cubisme à sa façon. 

Alice Bailly fréquente rapidement à Zurich les milieux dadaïstes dont les œuvres contestataires visent à provoquer des réactions violentes aux spectateurs. Elle marie ces différentes influences pour créer un style et des œuvres uniques.

La postérité d’une peintre résolument moderne

L’œuvre d’Alice Bailly est reconnue de son vivant, mais également dans sa postérité pour sa grande modernité. Son Autoportait, peint en 1917, ou Jeu d’éventail, peint en 1913 font partie de ses toiles les plus marquantes. En 2006, l’huile sur toile Paysage à Orsay peinte par Alice Bailly en 1912 a été vendue par Sotheby’s 279460 euros.

Entre 1917 et 1923, Alice Bailly a réalisé une cinquantaine de ses «tableaux-laine», œuvres majeures et uniques qui participeront à sa reconnaissance. 

L’œuvre d’Alice Bailly est particulièrement significative pour l’art suisse. En 1912, la peintre est choisie pour représenter son pays dans une exposition itinérante en Russie, Angleterre et Espagne. L’année suivante, elle présente sa première exposition personnelle à Genève, au Musée Rath. Alice Bailly contribue grandement à l’introduction des mouvements avant-gardistes en Suisse. En 1936, le Théâtre municipal de Lausanne lui commande l’ornementation murale Entracte et Forêt enchantée.

Alice Bailly fait l’objet de rétrospectives en 1932 et 1933 en Suisse, puis en 1938, 1968 et 1985 à titre posthume. Sa postérité tient à la création en 1946 de la Fondation Alice Bailly qui soutient les jeunes artistes suisses, mais également à son immense succès en tant que femme artiste.

Reconnaître la signature de Alice Bailly

Alice Bailly fait partie de ces nombreux artistes qui ne signaient pas la totalité de leurs œuvres. Cependant, un exemple de sa signature vous est présenté ci-dessous afin de vous faire une première idée. Quelques variantes existent : n’hésitez pas à contacter un de nos experts pour authentifier une signature de manière formelle.

Signature Alice Bailly

Expertiser et vendre une œuvre de Alice Bailly

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