Jean Joseph Marie CARRIES

Sculpteur et céramiste français, 1855-1894

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Cote, prix et estimation de l’artiste Jean Carriès

 

Estimation minimale – maximale

Sculpture 300 – 50 000 €
Vase 200 – 20 000 €

 

Sculpture Jean Carriès

Sculpture de Jean Carriès – Le grenouillard – Estimée 30 000 – 40 000 €

 

Vase Jean Carriès

Vase de Jean Carriès – Vase gourde à dessus bombé, fond plat – Estimé 5 000 – 6 000 €

Si vous souhaitez faire estimer un objet signé ou attribué à Jean Carriès, nos experts sont à votre disposition pour une expertise gratuite.

Une vie tragique

Jean Joseph Marie Carriès est un sculpteur et céramiste français né le 15 février 1856 dans la ville de Lyon. Il grandit dans un milieu modeste, son père était un cordonnier, mais se retrouve orphelin dès 1861. Il n’a alors que 6 ans et est recueilli dans une institution religieuse. Il semble que sa carrière ait commencé lorsqu’il était apprenti modeleur estampeur chez un sculpteur d’objets religieux ; Pierre Vermare. Encouragé par ce dernier il se présente à l’École des Beaux-Arts de Lyon et est accepté en 1868.

À partir de 1874 il s’installe à Paris et devient provisoirement l’élève du sculpteur Augustin Dumont. Il rencontre aussi Alexandre Falguière et Henri Lehman dont il suit les conseils. Après avoir échoué au concours des Beaux-Arts de Paris, il se concentre sur son propre travail. Faute d’argent il trouve un emploi aux côtés d’ouvriers de Passy, mais est heureusement découvert par le comte de Brimont qui lui passe sa première commande ; un bas-relief pour son fronton, Le Temps dévoilant les heures.

Jean Carriès commence à vivre de son métier en réalisant notamment des bustes de toutes sortes sur commande. Il expose aussi dans plusieurs salons dans les années qui suivent où la qualité de son travail est reconnue. En 1888 l’exposition d’une série de bustes de personnages historiques en bronze fait sensation et lui permet de se lancer dans le travail de la céramique qui le passionne. Il perfectionne même cette technique. Il obtient la Légion d’honneur en 1892 et l’État se rend acquéreur d’un certain nombre de ses œuvres. Il ne profite malheureusement pas longtemps de cette gloire tardive, car il meurt le 1er juillet 1894 et est enterré au cimetière du Père-Lachaise.

L’Artiste artisan

La première partie de la vie de Jean Carriès est principalement consacrée au travail sur ses bustes. Ceux-ci sont souvent des œuvres de commande, mais cela n’empêche pas l’artiste d’y faire passer sa singularité. Loin de se laisser aller à la facilité, il passe son temps à expérimenter des formes et des techniques nouvelles, se représentant parfois subrepticement dans ses œuvres. Le trajet de sa production artistique va tendre vers des inspirations à la fois naturalistes et symbolistes, notamment à travers la série de bustes des Déshérités. Ces derniers ont pour thèmes des marginaux, les pauvres et les classes populaires.

Cette inventivité de l’artiste est mêlée à une réelle curiosité et fascination pour les techniques de création artistique. Ainsi pour la série de bustes en bronze représentant des figures historiques il travaille au côté de Pierre Bingen qui est un des premiers à pratiquer la technique de la fonte à cire perdue à Paris. Cette fascination se poursuit à travers le travail de la céramique. Il se consacre ainsi à améliorer la technique de cuisson de la poterie en grès émaillé. Son inspiration symboliste semble prendre le dessus lors de ses dernières années. Les créations représentent souvent des animaux fantastiques ou des thèmes oniriques inspirés de l’art japonais ou des sculptures gothiques.

Une reconnaissance tardive

Une de ses œuvres les plus célèbres est malheureusement restée inachevée La Porte de Parsifal, réalisée vers 1890 pour la princesse de Polignac. Ce travail devait mêler le talent de Carriès pour la sculpture et l’émail et aurait été le pinacle de sa carrière. On y retrouve notamment ses inspirations gothiques et japonaises. Malheureusement seul un plâtre grandeur nature sera réalisé et exposé. De nombreux éléments tirés de ce projet préparatoire monumental seront néanmoins présentés au public par l’artiste.

Aujourd’hui les sculptures et les céramiques en grès de Carriès sont très appréciées des collectionneurs. Les portraits, les masques d’inspiration japonaise et les bouteilles décorées de glaçures sont aussi très recherchés. Ainsi on peut mentionner le cas de cette « Rare bouteille sphérique », un grès décoré, qui a été adjugé à 41 610 euros à Paris en 2012. On peut aussi mentionner dans un autre style le Masque d’horreur, un buste en grès émaillé, adjugé à 30 000 euros.

Reconnaître la signature de Jean Carriès 

Jean Carriès fait partie de ces nombreux artistes qui ne signaient pas la totalité de leurs œuvres. Cependant, un exemple de sa signature vous est présenté ci-dessous afin de vous faire une première idée. Quelques variantes existent : n’hésitez pas à contacter un de nos experts pour authentifier une signature de manière formelle.

Expertiser et vendre une œuvre de Jean Carriès

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