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Comment reconnaître un faux tableau ?

Un héritage ? Un hasard trouvé dans un grenier familial ? Ou simplement un tableau acheté à prix modique ? Beaucoup de personnes se retrouvent confrontés à cette découverte fortuite d’une peinture, qui après recherches pourraient s’avérer être de grandes toiles. Mais comment en être sûr ? Sont-ils authentiques ?

Wolfgang Beltracchi, grand faussaire allemand

Il faut tout d’abord savoir distinguer la simple reproduction ou la copie du faux. Lorsque la reproduction est souvent exercée dans le simple but représenter une œuvre originale sans s’en attribuer la paternité, le faux, quant à lui cherche à tromper, contrefaire, en s’attribuant la paternité de l’œuvre pour en obtenir de l’argent. Dans ce cas, la reproduction est frauduleuse et sévèrement punie par la loi.

C’est ce que cet article s’attachera à démontrer. Pour cela, nous mettrons en avant deux moyens différents : l’expertise par soi-même, mais qui s’avère limitée, et l’expertise par l’expert lui-même, qui s’accompagne parfois d’une investigation scientifique.

En effet, un tableau est difficile à analyser soi-même, et il est plus prudent et courant de faire appel à un expert pour ne pas se tromper dans son interprétation première, souvent erronée, car manquant d’habitude et de connaissance artistique.

Reconnaître un faux soi-même, une possibilité, mais qui se heurte à de nombreuses limites

Il est possible lorsque l’erreur est grossière et à l’aide de quelques recherches de différencier un tableau authentique d’un faux soi-même.

Faux de Pablo Picasso

Le premier critère évident est le prix. Si vous acquérez un tableau d’un peintre reconnu sur le marché de l’art, il est peu probable, voire impossible, que son prix de vente se situe autour de quelques centaines d’euros.

Un deuxième critère, peut-être moins frappant et qui nécessite des recherches minimes est l’âge du tableau. Avant le XIXe siècle, les couleurs étaient naturelles, il est donc possible qu’avec le temps, elles se soient légèrement estompées, voire légèrement détériorées ; de même que le support et la matière : ceux d’antan étaient bien différents que ceux que l’on connaît aujourd’hui, le type de toile par exemple.

Troisièmement, l’examen à la lumière permet d’observer si des retouches n’ont pas été exercées. Ces retouches sont en général plutôt visibles.

Enfin, bien que plus rare, mais qui peut cependant arriver : l’anachronisme. La datation du tableau pourrait très bien ne pas correspondre aux dates de vie et de mort de l’auteur du tableau.

Néanmoins, hormis ces cas relevant d’erreurs artistiques, cela ne suffit pas toujours à démêler le vrai du faux. 

Il faut donc faire appel à l’expertise pour en avoir le cœur net.

L’expertise en œuvre d’art, la démarche la plus simple et classique

Wildenstein Institute, centre de recherche en histoire de l’art

Si l’expert d’objets d’art n’est pas ce que l’on pourrait appeler un scientifique de l’art en tant que tel, il n’est, comme le précise Pascal Odille, « pas celui qui ne se trompe jamais, mais celui qui se trompe le moins ».

L’expert est un habitué, il peut parfois reconnaître dès le premier coup d’œil un faux, ce qu’un particulier n’est pas forcément capable de voir même après avoir fait des recherches sur l’œuvre : le style, la technique utilisée, la signature de l’auteur (si elle existe) sont des aspects difficilement détectables lorsque l’on est novice en la matière.

Il ne faut pas oublier que comme son nom l’indique, l’expert est un spécialiste dans son domaine. Il connaît la vie des peintres, il a à sa disposition de nombreux ouvrages pour comparer un vrai d’un faux. Il possède également des outils de base nécessaires pour son expertise telle la lampe de Wood pour observer l’ajout éventuel d’une couche supplémentaire sur le tableau.

L’expertise scientifique, une démarche récente qui complète l’expertise… mais ne remplace pas l’expert

L’appui de la science permet de compléter en effet la démarche de l’expert. Grâce à des méthodes comme les rayons lumineux ou le microscope, il est désormais possible d’avoir des informations supplémentaires et plus précises sur les techniques utilisées. Prenons à titre d’exemple le vernissage. Certains peintres prennent pour habitude de ne pas vernir leurs œuvres. Or, il s’avère que grâce au microscope optique, certaines traces de vernis sont parfois trouvées à des endroits du tableau, notamment au niveau de la signature, souvent gage d’authenticité d’une œuvre dans le marché de l’art actuel.

De récentes analyses basées sur la chimie font également leurs preuves. Des scientifiques canadiens ont recensé l’intégralité des tableaux d’artistes dans une banque de données, en prélevant par exemple des bandes de peinture. 

Néanmoins, contrairement à l’expert classique, cette démarche n’a pas pour but de donner un avis artistique sur la qualité ou la valeur de l’œuvre.

Dans tous les cas, si vous pensez posséder un tableau ayant de la valeur, la meilleure solution reste de le faire expertiser. N’hésitez donc pas à faire appel aux services de Mr Expert qui saura vous guider à reconnaître si le tableau que vous possédez est une simple reproduction, un faux ou un authentique.

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