KLINGER

Graveur et sculpteur symboliste allemand, 1857-1920

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Cote, prix et estimation de l’artiste Max KLINGER

Prix d’une peinture signée Max KLINGER en vente aux enchères : 500 – 20 000 €

Estimation moyenne pour un multiple (lithographie, estampe, gravure…) : 10 – 20 000 €

Prix pratiqué pour un dessin ou une aquarelle : 200 – 50 000 €

Cote de l’artiste pour une sculpture :  230 – 40 000 €

Si vous souhaitez faire estimer un objet signé ou attribué à Max KLINGER, nos experts sont à votre disposition pour une expertise gratuite. 

Une personnalité dissidente

Max Klinger, né à Leipzig en 1857, fut élève à l’Académie des Beaux-arts de Karlsruhe auprès de Karl Gussow de 1874-1875 avant de fréquenter l’année suivante l’Académie des arts de Berlin. En 1878, Klinger présente ses peintures pour la première fois lors de la 52e exposition de cette académie. Il termina sa formation en devenant l’assistant du peintre Emile Wauters à Bruxelles en 1879. Il développe dans ces années-là ses qualités de graveur, profitant de séjours à Paris en 1882 pour étudier les gravures de Goya et Daumier au Louvre. Il poursuivra ces études en Italie, résidant à Rome et à Naples entre février 1888 et 1891, où il étudiera les marbres antiques. Rentrant à Munich en 1892, il cofonde le « Gruppe XI », un collectif de onze artistes qui s’oppose aux « Verein Berliner Künstler », union de peintres académiques. L’année suivante, il adhère à l’Académie des Beaux-arts de Berlin et s’installe rapidement dans sa ville natale. Au retour d’un long voyage entamé dans les années 1895-1896, il aménage son atelier afin d’y présenter ses œuvres, ainsi que celles de Rodin qu’il avait rencontré à Paris. Ce parcours artistique lui permet de devenir en 1897 professeur à l’Académie des arts graphiques de Leipzig. Mais en 1902 il retourne à sa dissidence en rejoignant la sécession viennoise puis l’année suivante il fonde le Deutsche Künstlerbund qui soutiendra en 1905 la création à Florence de la Villa Romana, fondation destinée aux jeunes artistes allemands.

Un artiste scandaleux

En effet, les nombreux nus peints par Max Klinger firent de lui un artiste sulfureux ; il dévoilait le corps humain sans fard, ni artifice tout en privilégiant des thèmes antiques, mythologiques, mais également chrétiens. Cette pratique était choquante pour les contemporains. Mais ce faisant, Klinger a apporté une contribution décisive à la modernisation de la représentation de l’être humain dans l’art.

Son travail ne se résumait toutefois pas à cela : l’inconscient, le cauchemar, la mort, la passion, le péché, le mythe firent partie de ses thèmes de prédilection. Il se confronta aussi à l’œuvre de son illustre contemporain, Auguste Rodin, mais dans une esthétique différente. Ainsi son œuvre sculptée s’appuya sur les découvertes archéologiques de l’époque et notamment sur le fait que les sculptures antiques étaient en réalité colorées. Ce principe se retrouva dans son travail par l’utilisation de marbre coloré et de bronze qui devaient également participer à une plus grande expressivité des portraits.

Un artiste symboliste ?

Qualifiée de symboliste, son œuvre dépasse en réalité cette simple appellation au regard de son goût de l’étrange qui s’oppose nettement au courant littéraire et artistique de cette époque. Connu pour ses cycles gravés, il réalise 14 séries entre 1878 et 1915, ces derniers sont marqués par une dimension onirique et le fort pouvoir évocateur d’un imaginaire provoquant des rencontres improbables entre rêve et réalité, renvoyant aux séries gravées de Goya, Odilon Redon, Félicien Rops, mais également, chose plus étonnante aux préraphaélites, et anticipent les recherches des surréalistes. Mais ces multiples références ne nuisent pas à la cohérence de l’ensemble de son œuvre. En effet, cela est dû au fait que ses créations jouissent de l’extraordinaire maîtrise technique de l’artiste qui semble se jouer de toutes les difficultés qu’induisent de telles gravures et, d’autre part, aux visions fantastiques et fantasmatiques que celui-ci nous propose, comme autant d’illustrations de pulsions où le rêve se glisse dans le réel.

Ses séries de gravures, plusieurs fois rééditées, influencèrent des artistes comme Käthe Kollwitz, Edward Munch, Alfred Kubin, Max Ernst, Paul Klee et Giorgio de Chirico. Ses gravures font donc naturellement des œuvres appréciées en vente aux enchères, mais il est encore possible d’y trouver quelques dessins comme celui vendu en 2018 chez Sotheby’s pour 125 000 livres.

Reconnaître la signature de Max KLINGER 

Max KLINGER fait partie de ces nombreux artistes qui ne signaient pas la totalité de leurs œuvres. Cependant, un exemple de sa signature vous est présenté ci-dessous afin de vous faire une première idée. Quelques variantes existent : n’hésitez pas à contacter un de nos experts pour authentifier une signature de manière formelle.

Expertiser et vendre une œuvre de Max KLINGER

Si vous possédez une œuvre de Max KLINGER ou tout autre objet, sollicitez nos experts via notre formulaire en ligne pour obtenir une estimation ou une expertise. Vous serez ensuite contacté par un membre de notre équipe, composée d’experts et de commissaires-priseurs, afin de vous communiquer une vision indépendante du prix de marché de votre œuvre. Dans le cadre d’une éventuelle vente, nos spécialistes vous conseilleront également sur les différentes options possibles pour vendre votre œuvre au meilleur prix.