Brayer

peintre français du XXème siècle , 1907-1990

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Cote, prix et estimation de l’artiste Yves Brayer

Yves Brayer est un peintre français né en 1907. Il reste à l’écart des principaux mouvements artistiques de son siècle, considéré comme un peintre indépendant. S’inspirant des paysages variés qui s’offrent à lui, il représente alors l’activité de la capitale, en opposition à la tranquillité de la campagne. Il peint aussi au travers des différents événements vécus par les Français, illustrant un pays occupé, puis un pays libéré. Petit à petit sa palette de couleurs passe des teintes de la ville à celles de la nature, se faisant de plus en plus verdoyante. Il réalise, en parallèle, de nombreuses décorations murales ainsi que des tapisseries et des décors pour le théâtre et l’opéra.

 

Estimation minimale – maximale

Peinture 50 – 40 000 €
Dessin 25 – 20 000 €
Estampe 10 –  10 000 €
Tapisserie 350 – 4 700 €

 

Peintures

Les peintures sont estimées entre 50 et 40000 euros. La place des paysages est prépondérante, de la Camargue à Paris, en passant par Cordes -sur-ciel. Ils se vendent entre 100 et 47200 euros avec l’huile sur toile Chevaux en Camargue.

Les scènes de genre, moins nombreuses, se vendent entre 70 et 28500 euros avec la toile La ronde des jockeys, de 1956.

Peinture Yves Brayer

Peinture d’Yves Brayer – Les Alpilles en été – Estimée 7 000 – 9 000 $

Ses représentations figuratives se composent en grande partie de nus, célèbres chez l’artiste et vendus entre 1 800 et 24100 euros.

Les natures mortes, rares, se vendent jusqu’à 29000 euros.

Dessins

Les dessins et les aquarelles sont estimés entre 25 et 20000 euros.

Les scènes de genre rencontrent un grand succès et figurent, nombreuses, parmi les meilleures ventes de l’artiste. Elles sont généralement cédées entre 40 et 16700 euros avec la gouache Rome, aux courses, le concours hippique, 1934. 

Dessin Yves Brayer

Dessin d’Yves Brayer – Les courses à Auteuil – Estimé 8 000 – 10 000 €

Ses paysages arrivent en seconde position, de la côte aux villages plus ruraux. Ils se vendent entre 150 et 7 400 euros avec l’aquarelle La Promenade des AnglaisLes portraits et les nus se vendent entre 30 et 3 200 euros.

Estampe

Les estampes, estimées entre 10 et 10000 euros, sont composées de monotypes, lithographies, eau-forte, pointes sèches et affiches. Les scènes de genre, toujours aussi nombreuses, sont vendues entre 10 et 1 700 euros, avec la lithographie Au cirque.

Les paysages, dont la majorité représente les villes et les villages côtiers, se vendent entre 10 et 8 000 euros avec la lithographie Marseille, juste devant un paysage de la Provence. Quelques portraits sont réalisés, notamment à l’eau-forte, et se vendent entre 30 et 800 euros.

Tapisserie

Les tapisseries sont estimées entre 350 et 3 700 euros. Yves Brayer y représente des paysages montagneux et côtiers, dans un style quelque peu différent de celui employé dans ses peintures et ses dessins. Les teintes y sont moins nuancées et les détails moins abondants.

Ses paysages de montagne se vendent entre 400 et 5 400 euros, tandis que les plaines côtières sont cédées entre 400 et 10500 euros avec la tapisserie La Camargue.

 

Qui est Yves Brayer ? 

La formation d’Yves Brayer

Yves Brayer est né à Versailles en 1907, mais a passé la majeure partie de son enfance à Bourges. Dès son arrivée à Paris en 1924, il part immédiatement pour les académies de Montparnasse et, de là, pour l’Ecole des Beaux-Arts. Là, sa personnalité artistique se révèle très tôt, encouragée par des maîtres comme Jean-Louis Forain. Alors qu’il est encore étudiant, ses tableaux sont exposées au Salon d’Automne et au Salon des Indépendant. En 1927, Yves Brayer reçoit une bourse de l’Etat et part pour l’Espagne où ses rencontres avec les maîtres du musée du Prado auront une influence décisive sur sa propre production. Après un séjour au Maroc soutenu par un prix créé par le maréchal Lyautey, il obtient le Grand Prix de Rome en 1930. D’abord nostalgique de l’Espagne, Yves Brayer est ensuite profondément engagé dans la richesse de la vie italienne du début des années 1930. L’année 1945 marque un tournant dans sa carrière. En Provence, il est porté par l’harmonie architecturale de la campagne, harmonie créée non pas par la main de l’homme mais par la nature pure et sauvage. Il est enchanté par la diversité des formes et des plis calcaires des Alpilles, et par la vaste étendue de la Camargue remplie de chevaux blancs et de taureaux noirs. Bientôt, il décide de passer plusieurs mois en Provence chaque année.

Une carrière marquée par l’amour pour le bassin méditerranéen

Amoureux des paysages méditerranéens, Yves Brayer a séjourné au Maroc, en Espagne et en Italie avant de s’installer en Camargue et en Provence. Comme d’autres peintres de l’entre-deux-guerres, Yves Brayer consacre une grande partie de son travail à l’enregistrement de la vie quotidienne de l’époque. Tout en reconnaissant les tendances picturales de la fin du XIXe siècle et du début du XXe siècle, certains peintres préfèrent suivre la voie tracée par Vuillard et Bonnard, tout comme le groupe « Réalité Poétique », ou celle des admirateurs de l’œuvre de Courbet, comme le mouvement « Forces Nouvelles ». Bien que Brayer ait toujours été indépendant, il était en bons termes avec des peintres tels que Francis Gruber, fondateur du « Nouveau Réalisme », le Nouveau Réalisme français des années 50 rendu célèbre par Bernard Buffet. Après sa période espagnole, qui privilégie les couleurs noires ou foncées, puis la période italienne ocres et rouges terre cuite, il diversifie sa palette avec des verts, jaune pâle et plusieurs nuances de bleu. Fortement attiré par les paysages méditerranéens, Brayer retourne travailler en Espagne et en Italie, mais la Provence et la Camargue restent ses lieux favoris jusqu’à la fin de sa vie.

Consécration à Paris

De retour à Paris en 1934, il monte son œuvre pour une exposition à la Galerie Charpentier, faubourg Saint-Honoré, où le public découvre l’authenticité, la puissance et le caractère original de ce peintre de 27 ans. Brayer s’installe à Paris, d’abord dans le quartier du Panthéon, puis, en 1935, il s’installe rue Monsieur le Prince dans le 6ème arrondissement. A différentes époques, il continue à peindre à Paris, comme il l’avait fait à l’époque de ses études. En 1940, Brayer s’installe à Cordes sur Ciel dans le Tarn. Là, en 1960, un musée dédié à son œuvre sera ouvert dans la salle la plus élégante de l’Hôtel de Ville. De retour à Paris en 1942, Jacques Rouché nomme Brayer créateur de costumes et décors pour un ballet à l’Opéra de Paris. Brayer est resté dans le Paris occupé pendant toute la guerre, peignant la ville enneigée et, enfin, la capitale libérée.

Reconnaître la signature d’Yves Brayer

Comme beaucoup d’artistes, Yves Brayer ne signait pas la totalité de ses œuvres. Cependant, vous retrouverez ci-dessous un exemple de signature afin de vous faire une première idée. Des variantes de cette signature existent : n’hésitez pas à contacter un de nos experts pour authentifier une signature de manière formelle.

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