Gilbert POILLERAT

Décorateur et maître-ferronnier d’art français, 1902-1988

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Cote, prix et estimation de Gilbert POILLERAT

Prix d’un luminaire signé Poillerat en vente aux enchères : 1 000 – 20 000 €

Estimation d’un objet de l’artiste : 300 – 10 000€

Estimation moyenne pour un mobilier signé :  1 000 – 60 000€

Si vous souhaitez faire estimer un objet du designer , nos experts sont à votre disposition pour une expertise gratuite.

De l’artisanat aux arts décoratifs 

Né à Mer (Loir-et-Cher) en 1902, Poillerat est d’abord élève aux Beaux-Arts de Paris avant d’intégrer l’École Boulle où il est formé à la ciselure et à la forge avant de se concentrer sur le travail du fer. Il obtient ainsi en 1921 son diplôme de graveur sur métaux. 

L’artiste est ensuite directement embauché, à l’âge de 19 ans, chez Edgar Brandt, ferronnier d’art et d’armement où il s’occupe essentiellement de la production et du design, tâche qui l’occupe jusqu’en 1927. Dès 1925, il expose à l’Exposition internationale des Arts décoratifs industriels et modernes : ses créations y sont présentées anonymement dans le Pavillon du Collectionneur. Ce n’est toutefois que lorsqu’il quitte la maison d’Edgar Brandt pour diriger la branche de fer décoratif des Établissements Baudet Donon Roussel (nom des Établissements Baudet Donon et Cie depuis 1925) que l’artiste signe ses réalisations de son nom, réalisations qu’il expose au Salon d’Automne de 1928.

Les années 1930 : l’heure des grandes réalisations  

Gilles Poillerat affirme son style dans les années 1930 tout en le diversifiant : il crée des motifs végétaux en tôle, des scènes naïves, des objets d’intérieur et même des bijoux fantaisie. C’est toutefois les grandes œuvres à destination tant publique (portes du Palais de Chaillot, grilles et luminaires du restaurant de la Tour Eiffel) que privée (rampes d’escalier et balustrades pour les résidences particulières) qui aboutiront sa consécration.

Gilles Poillerat doit aussi sa célébrité à ses collaborations avec des hommes tels que Jacques Adnet, André Arbus, Jean Pascaud. L’artiste entretient également sa visibilité en participant à des manifestations nationales voire internationales : Exposition coloniale de 1931 ou encore l’exposition des Arts et Techniques (1937).

Consécration après la Seconde Guerre mondiale 

Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, Gilbert Poillerat est nommé professeur à l’École nationale des Arts décoratifs, alors fragilisée par le régime de Vichy qui lui retira le droit d’enseigner l’architecture. Faute de pouvoir dispenser cet enseignement, elle se concentre donc sur l’architecture intérieure avec une équipe de professeur reflétant les clivages des années 1940 : Gilbert Poillerat tout comme André Arbus se veut le porte-parole de l’art officiel et mandarinal face à un Jacques Dumont, représentant des idées modernistes.

La renommée de l’artiste se confirme avec d’autres commandes publiques pour l’Hôtel Matignon, l’Élysée, et la nouvelle synagogue de Strasbourg. Néanmoins, Poillerat conserve toujours des commandes pour des particuliers avec son travail très fin de l’ornement (feuilles d’acanthe) qu’il intègre dans des luminaires, des tables, des consoles. Ce n’est qu’à partir des années que son travail s’épure, conformément au goût de l’époque avec des créations plus simples réalisées en bronze. 

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