Gustave CAILLEBOTTE

Peintre promoteur du mouvement impressionniste , 1848-1894

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Cote, prix et estimation de l’artiste Gustave CAILLEBOTTE

Prix d’une peinture signée : 50 000 – 23 000 000 € 

Estimation d’un dessin ou d’une aquarelle de l’artiste en vente au enchère : 60 000 – 1 200 900 €

Le meilleur ami des impressionnistes : 

Gustave Caillebotte est un peintre, architecte naval, mécène, collectionneur et promoteur du mouvement impressionniste. Originaire de la région parisienne, il se forme au droit avant de se tourner vers une carrière artistique ; dès 1871, il se forme chez le peintre académique Léon Bonnat afin de se préparer au concours d’entrée de l’École des Beaux-Arts. À cette époque, il fait aussi des rencontres très importantes pour son futur tel Giuseppe de Nittis, Edgar Degas, Marcellin Desboutin, Henri Rouart et Claude Monet. En 1874, le père Caillebotte meurt, laissant à sa famille et à son fils Gustave un héritage très conséquent qui permettra au jeune Caillebotte de vivre sans se soucier de toute contingence matérielle et surtout d’approfondir sa passion pour la peinture. 

Dès 1872, Caillebotte peint des œuvres en plein air dans sa maison de campagne d’Yerres et se rapproche du mouvement impressionniste. En 1875, sa toile Les Raboteurs de parquet (aujourd’hui l’une des plus célèbres) est refusée au Salon et décriée pour son trop grand réalisme. Cet échec confortera Caillebotte dans son envie de décrire le quotidien et la réalité à l’inverse des grandes voies académiques et le pousse à prendre part à quelques expositions impressionnistes, de 1876 à 1882. Il passe aussi tous ses étés sur la côte normande et peint quelques marines à partir de 1884. À partir de 1886, il peint de moins en moins et se consacre ensuite essentiellement à l’horticulture et au jardinage, qui servent ses expérimentations en peinture, en termes de lumière et de coloris, et qui seront le sujet d’un intense échange épistolaire avec Monet ainsi que de visites réciproques de leurs jardins. En 1894, Caillebotte meurt après avoir pris froid en peignant dans son jardin. Cette perte est pleurée par tous les impressionnistes, qui regrettent un ami sincère, un protecteur et un peintre de talent. En effet, durant toute sa vie, Caillebotte n’a cessé d’aider financièrement ses amis impressionnistes, louant un appartement à Monet près de la gare Saint-Lazare, achetant du matériel pour Pissaro ou Renoir et bien sûr, en achetant régulièrement leurs toiles.

Un talent longtemps méconnu : 

Le talent de peintre Caillebotte est resté assez méconnu des historiens et critiques français, qui se sont plutôt intéressés à son profil atypique de collectionneur et de mécène des impressionnistes. Il faut attendre les années 50 pour que de grands collectionneurs américains remettent à l’honneur l’œuvre du peintre et que prennent forme des expositions aux États-Unis et en Europe. L’art de Gustave Caillebotte se caractérise, en grande partie, par la représentation d’un Paris Haussmannien ponctué de personnages criblés par l’ennui et la solitude. Visuellement, son œuvre se rapproche de la photographie par son très grand réalisme, mais avec des effets de perspective tronqués et de vue plongeante très originale et caractéristique de son œuvre.

Le legs Caillebotte et une reconnaissance tardive : 

En 1876, alors que Gustave a seulement 26 ans, il rédige son premier testament dans lequel il lègue toute sa collection de tableaux impressionnistes à l’État, précisant qu’il souhaite que ses œuvres aillent dans un grand musée parisien : le Luxembourg puis idéalement le Louvre. Lorsque ce legs est connu du grand public, après la mort de Caillebotte, les protestations sont extrêmement vives et il faut attendre 1896 pour que le musée du Luxembourg accepte, en partie, le legs de tableaux impressionnistes qui est aujourd’hui le fleuron des collections du musée d’Orsay. Quant aux œuvres de Gustave Caillebotte, elles s’arrachent à prix d’or, comme en témoigne la dernière toile du peintre vendue chez Sotheby’s New York en novembre, Richard Gallo et son chien Dick, au Petit-Gennevilliers, adjugée plus de 17 millions de dollars. 

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