Cao Dam VU

Artiste vietnamien du XXe siècle, 1908-2000

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Cote, prix et estimation de l’artiste Cao Dam VU

Prix d’une peinture signée Cao Dam Vu : 5 000 – 50 000 €

Cote de l’artiste pour la vente d’un dessin signé ou d’une aquarelle : 2 000 – 40 000€

Estimation d’une sculpture de l’artiste : 1 500 – 80 000€

Prix de vente d’une estampe : 200 – 1 500€

Si vous souhaitez faire estimer un tableau du peintre, nos experts en tableaux sont à votre disposition pour une expertise gratuite.

Les débuts d’un jeune talent prometteur

Vu Cao Dam est né à Hanoï en 1908 au sein d’une nombreuse famille convertie au catholicisme depuis le XVIIIsiècle, il est en effet le cinquième de quatorze enfants.

Ayant bénéficié d’un environnement familial propice, le garçon est véritablement passionné de littérature chinoise. Il a par ailleurs la possibilité de suivre les enseignements de langues latine, française ou encore espagnole. 

Sa formation artistique se déroule à l’académie des Beaux-arts d’Hanoi entre 1926 et 1931 et lui permet d’acquérir de solides connaissances en peinture, sculpture et dessin. L’un de ses professeurs est le peintre français Victor Tardieu qui n’a de cesse d’encourager ses élèves dans leurs apprentissages et déploiements artistiques, tant sur le plan théorique que matériel. 

Vu Cao Dam se consacre essentiellement durant la première décennie de sa carrière artistique à la sculpture, pour laquelle il obtient d’excellents résultats, comme en attestent ses bustes modelés convaincants et bronzes datant des années 1927/30. Ce médium est sa porte d’entrée sur la scène artistique. 

De l’Orient à l’Occident

L’artiste bénéficie d’une bourse qui lui permet de se rendre à Paris en 1931, où il participe à l’Exposition universelle sur l’invitation de son ancien professeur Victor Tardieu. Ce séjour achève de le convaincre de son envie de s’installer à Paris. 

C’est plus tard dans sa carrière, vers les années 1950, qu’il s’installe dans le sud de la France. À ce moment de sa vie, Vu Cao Dam revient à la peinture, qu’il prend plaisir à décliner sur support de soie.

Ses représentations sont empreintes de légèreté. La figure féminine longiligne, au teint diaphane, occupe des espaces fleuris et oniriques. Elle porte de douces expressions. Il se dégage de ses œuvres plus matures une certaine spiritualité, incarnée à l’aide d’une touche évanescente et de tonalités chatoyantes.

Ses sources d’inspirations sont multiples, le regard vers la peinture de Marc Chagall est perceptible. Il se nourrit abondamment de ses années parisiennes, en assimile chaque découverte : la peinture d’Henri Matisse, la statuaire d’Auguste Rodin.

Ainsi Vu Cao Dam opère une délicate fusion de la tradition vietnamienne à laquelle il est profondément attaché, et de cette nouvelle grille de lecture occidentale, dont il parvient à restituer savamment les essences.

Une carrière et une postérité honorables

Les années parisiennes sont fructueuses, et Vu Cao Dam attire les regards de ses contemporains. Après son installation dans le sud de la France en 1950, l’artiste est exposé à Londres à la Frost & Reed Gallery, puis Bruxelles dans les années 1960.  

Si ses créations sur soie le distinguent plus notablement que ses tableaux, les œuvres de Vu Cao Dam ont été vendues sur le marché de l’art à des montants variables, certaines notamment la Famille qui est une œuvre de 1984 s’est vendue près de 83 000 € en 2017 chez Christie’s à Hong Kong. 

Ses bustes des années 1930, de très belle facture, font partie de prestigieuses collections, notamment une tête sculptée de Jeune fille Indochinoise en bronze conservée au musée des Années Trente à Boulogne-Billancourt, ou encore une Femme Annamite au musée du Quai Branly. 

L’artiste est décédé en 2000 à Paris.

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