Jesús Rafael SOTO

Artiste plasticien du XXe, 1923-2005

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Jesús Rafael Soto, né le 5 juin 1923 à Ciudad Bolivar et décédé le 14 janvier 2005 est un artiste emblématique des mouvements du Op Art/Art Cinétique, connu pour son goût pour les jeux d’optique impliquant le spectateur et questionnant le rapport de ce dernier à l’œuvre d’art.

Cote, prix et estimation de l’artiste Jesús Rafael SOTO

Prix d’une sculpture signée Soto en vente aux enchères : 2 000 – 800 000 €

Estimation d’un dessin ou d’une aquarelle : 700 – 4 000€

Cote moyenne pour une peinture de l’artiste : 12 000 – 500 000€

Estimation moyenne pour une estampe : 500 – 7 000€

Si vous souhaitez faire estimer une sculpture  de Jesús Rafael SOTO, nos experts sont à votre disposition pour une expertise gratuite.

Du cinéma à l’art cinétique : la continuité sotorienne 

Simple peintre en lettres et en affiches de cinéma à l’origine, le jeune Jesús parvient, par la qualité de son travail d’illustration, à obtenir une bourse lui permettant de suivre l’enseignement prodigué par les Beaux-Arts de Caracas. Au terme de cette formation, le peintre décide d’enseigner à son tour afin de transmettre sa passion et rendre l’Art accessible à tous : l’élève devient alors maître. C’est ainsi qu’il part pour Maracaïbo afin de devenir directeur de l’École des Beaux-Arts de la ville. En 1950, il choisira pourtant de quitter l’Amérique Latine et de rejoindre la capitale française. Ce changement sera pour lui l’occasion de prendre part à de nombreux projets artistiques et d’assister aux conférences données par Pillet et Dewasne. Il y restera jusqu’à sa mort. 

En 1955, Soto participe à l’une des expositions intitulées Le Mouvement au sein de la Galerie Denise René, exposition internationalement connue pour avoir établi les principes fondamentaux de l’art cinétique. C’est là qu’est véritablement lancée sa carrière mondiale qui connaîtra son apogée en 1995 avec le Grand Prix National de la Sculpture en France qui sera décerné à Soto.

L’avant-gardisme de Soto 

Le choix parisien de Soto ne doit pas être attribué au hasard ou à une primaire inspiration artistique : derrière cette nouvelle implantation se cache en réalité la volonté d’être au plus proche de ceux et de celles qui s’inscrivent dans la même démarche philosophique que lui ; celle du plongeon dans les interstices encore non découverts de l’univers artistique. 

Il fait ainsi la rencontre d’Antoine Pevsner, d’Hans Arp, ou encore de Fernand Léger, artistes avec qui il collaborera en 1952 pour réaliser le Proyecto de Integracion de las Artes à l’Université centrale du Vénézuela, retrouvant ainsi ses racines latino-américaines. Quinze ans plus tard, c’est au tour du peintre-sculpteur Messen-Jaschin de faire sa rencontre, connexion amicale qui permettra à Soto de s’essayer à l’exercice des muraux, notamment des muraux de l’UNESCO à Paris, réalisés en 1970.

Soto et le jeu sur l’industriel et le synthétique 

L’œuvre sotorienne aspire, par définition, à analyser la modernité sous toutes ses formes, y compris dans la diversité des supports utilisés pour réaliser les œuvres qui serviront de médiums à l’artiste. C’est pourquoi Soto joue fréquemment avec la juxtaposition de matériaux industriels, parmi lesquels l’on retrouve fréquemment l’acier et le plexiglas, oscillant donc entre des formes légères et souples et des masses imposantes.

Son œuvre Cadmio con negro, estimée à 800 000 euros démontre bien cette dimension à jouer sur les apparences et les perceptions. Deux grands carrés, noir et jaune, sont ainsi représentés, avec, tout autour, la présence d’autres carrés moins importants dont la couleur et la perspective changent grâce au jeu sur le degré d’intensité du fond noir de la toile. 

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