Pierre Philippe THOMIRE

Sculpteur, fondeur, bronzier et doreur français., 1751-1843

Vous avez des questions ?

Vous avez en votre possession une sculpture de Pierre Philippe THOMIRE et souhaitez en connaître la valeur ? Nos Experts réalisent gratuitement une expertise de votre oeuvre, communiquent une estimation du prix de marché, puis vous accompagnent pour réaliser une vente au meilleur prix.

Cote, prix et estimation du sculpteur THOMIRE 

Prix d’une sculpture en bronze : 200 € – 50 000 €

Une formation d’excellence à la ciselure-dorure

Né à Paris en 1751, Pierre Philippe Thomire est formé dès 1765 à l’Académie de Saint-Luc, la plus grande corporation d’artisans en France, auprès des sculpteurs Augustin Pajou et Jean-Baptiste Houdon. Si Thomire fait ses premières armes dans l’organisation concurrente de l’Académie, c’est cette dernière qui le consacre en lui décernant une médaille en 1772 pour ses sculptures. Toutefois, pour des raisons matérielles, c’est vers la ciselure-dorure que se tourne l’artiste en entrant dans l’atelier de Pierre Gouthière, ciseleur-doreur de renom au service de Louis XVI. Là-bas, Thomire y apprend notamment l’art de la dorure dite « au mat » (dorure donnant au bronze l’apparence de l’or qui contribua largement à la célébrité de son maître. En 1776, Thomire s’installe dans son propre atelier rue Saint-Martin et, après la faillite de son maître au milieu des années 1780, devient le ciseleur-doreur le plus réputé de la royale.

Une renommée acquise avant la Révolution, mais qui se perpétue sous l’Empire

En 1783, Thomire est nommé bronzier de la Manufacture Sèvres [manufacture royale], succédant ainsi à Jean-Claude-Thomas Duplessis, fonction qu’il ouvre avec la réalisation de décors de bronze doré pour deux grands vases Médicis figurant l’histoire de Diane et Actéon et l’histoire de Vénus d’après le dessin de Boizot. C’est toutefois en 1785 qu’il reçoit sa première grande commande à savoir un candélabre commémorant l’engagement de la France dans la guerre d’indépendance des États-Unis [1777-1778]. Il est actuellement conservé à Versailles, dans le cabinet d’intérieur de Louis XVI, le lieu même où il fut offert au roi. Si l’ornementation avec les figures mythologiques [nymphes] fait signe vers le néoclassicisme qui voit le jour en cette fin du XVIIIe siècle, les lignes courbes et la richesse qu’expriment les dorures permettent aussi de rattacher ce candélabre au style Louis XV. On lui connaît un certain nombre d’œuvres datant de la période prérévolutionnaire que sont les cariatides et les ornements de bronze doré du serre-bijoux de Schwerdfeger, offert par la ville de Paris à la reine Marie-Antoinette en 1787, les bronzes du serre-bijoux de la comtesse de Provence [château de Windsor] ou encore les appliques destinées à orner la chambre de Louis XVI au château de Saint-Cloud en 1788.

Si l’activité de Thomire semble mise à mal pendant la période révolutionnaire, il continue cependant son travail de collaborateur avec la manufacture de Sèvres jusqu’en 1793 et commence également à travailler avec le marchand-mercier Martin-Eloy Lignereux qui finit par lui vendre son fonds de commerce, situé au 41 rue Taitbout, en novembre 1804. Thomire s’associe alors avec Beauvisage et Carbonelle [ses deux gendres] ainsi qu’avec Duterme pour fonder « Thomire, Duterme et Cie », dit aussi la Maison Thomire qui connaît un développement sans précédent sous le Premier Empire.

L’Empire ou la consécration de l’artisan : de Thomire à la Maison Thomire

Lorsqu’il expose à l’Exposition Publique des Produits de l’Industrie en 1806, Thomire est le premier bronzier à exposer et obtient, de surcroît une médaille d’or. Si ses affaires ne sont pas toujours florissantes, étant largement tributaires du contexte international puisqu’il destine une grande partie de sa production à l’exportation, sa renommée ne flanche pas puisqu’il se trouve à nouveau récompensé d’une médaille d’or l’Exposition des Produits de l’Industrie de 1809 tandis qu’il obtient brevet de fournisseur de Leurs Majestés Impériales et royales. Il réalise le berceau en vermeil du Roi de Rome à Saint-Cloud, commandé en 1811 par le préfet de la Seine Frochot, au nom de la ville de Paris, ainsi que les ornements virtuoses du berceau du roi de Rome aux Tuileries. La console qu’il conçoit en 1807, actuellement conservée au Musée du Louvre, témoigne de l’évolution de son style vers le style Empire. Le meuble se distingue, en effet, par la simplicité de ses formes, par l’utilisation de grandes surfaces de placage et par le répertoire ornemental néo-classique [des chimères].

La popularité de la maison Thomire se perpétue, après la chute de l’Empire, sous la Restauration [1814-1830] où elle attire la clientèle royale, dont le célèbre duc de Berry et devient l’un des fournisseurs du Garde-Meubles de la Couronne. En 1823, Pierre-Philippe Thomire se retire en laissant son affaire dans les mains de ses gendres et ses petits-enfants qui perpétuent le nom de Thomire jusqu’au règne de Louis-Philippe. L’artiste se trouve, quant à lui, récompensé de la Légion d’honneur par Louis-Philippe le 14 juillet 1834.

Reconnaître la signature de THOMIRE

Un exemple de sa signature vous est présenté ci-dessous afin de vous faire une première idée. Quelques variantes existent : n’hésitez pas à contacter un de nos experts pour authentifier une signature de manière formelle.

expertise signature THOMIRE

Expertiser et vendre une sculpture de THOMIRE

Si vous possédez une oeuvre de THOMIRE demandez une estimation gratuite via notre formulaire en ligne.

Vous serez ensuite contacté par un membre de notre équipe, composée d’experts et de commissaires-priseurs, afin de vous communiquer une vision indépendante du prix de marché de votre oeuvre. Dans le cadre d’une éventuelle vente, nos spécialistes vous conseilleront également sur les différentes options possibles pour vendre votre œuvre au meilleur prix.

Les artistes qui pourraient vous intéresser

Plus d'artistes