Frantisek Kupka

peintre tchèque du XXème siècle, 1871-1957

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Cote, prix et estimation de l’artiste Frantisek Kupka

Peinture : 1.200-2.200.000 €

Dessin : 570-120.000 €

Estampe : 150-23.100 €

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Un talent précoce

Kupka naît en 1871 dans une petite ville de République Tchèque. Artiste au talent précoce, il intègre l’Académie des beaux-arts en 1889 pour étudier la peinture historique et religieuse puis rejoint la très prisée académie de Vienne deux ans plus tard. Ses tableaux allégoriques ont déjà quelques succès et lui permettent d’obtenir des commandes de l’aristocratie. À la même époque, son intérêt pour la science et la philosophie le pousse à s’intéresser à la théosophie en rejoignant le peintre, chef de communauté, Karl Wilhelm Dieffenbach.

Se détacher du réalisme

Il part ensuite s’installer à Paris afin de se défaire de cette peinture académique. Il y adopte celle en plein air pour une lumière plus claire et décide, sur les conseils de Mucha, de subvenir à ses besoins en réalisant des caricatures pour les journaux satiriques, étant lui même en accord avec l’opinion ouvrière de l’époque. Inspiré par la Sécession viennoise (Le cantique des cantiques, 1905) Kupka se rapproche des courants avant-gardistes de son époque. L’artiste est de plus en plus insatisfait par la peinture réaliste, lui qui souhaite pouvoir représenter « des conceptions, ses synthèses et des accords. » (La gamme jaune 1907).

L’artiste semble même prendre les devants sur certaines avant-gardes, comme lorsqu’il utilise une méthode cinématique pour représenter le mouvement (femme cueillant des fleurs, 1908-1910) comme le feront plus tard les futuristes.

Omniprésence du mouvement

De fait, Kupka ne peut plus être satisfait des modes de représentation réaliste en peinture. Il écrit à ce propos dans les notes de LA création dans les arts plastiques que le réalisme n’est pas à même de représenter les sensations. Son ouvrage fait état d’une théorie de la perception en ce qu’elle est une vibration de la sensibilité kinesthésique, mouvante, relative aux sensations éprouvées par le corps et les sens. Il estime également que pour représenter quelque chose, il faut représenter le mouvement de la pensée qui s’établit à partit de nos perceptions. Ce mouvement serait le point commun de toutes les sensations.

D’après lui, le réalisme dans la représentation ne présente en rien le mouvement naturel de la « mécanique vitale » de la nature. Ses peintures entre 1911 et 1914 constituent son grand cycle organique. « Une œuvre d’art doit être un tout complexe, un organisme doté de ses qualités spécifiques d’existence, vivant de sa vie propre et à son propre compte. »

Après 1926 et son œuvre synthèse Quatre histoires de blanc et noir, les œuvres de Kupka empruntent deux voix différentes. Celle de la thématique machiniste, représentant le monde industriel et notion de vitesse qu’il implique. La seconde est celle que la plupart d’entre nous connaissent : la simplification radicale de ses compositions, dans la plus grande abstraction (peinture abstraite 1930-1932). Dans ces œuvres, l’abstraction lui sert à analyser les conditions de la vision.

Quelque peu oubliée, l’œuvre de Kupka fut redécouverte en 1975 et plus encore en 1989 pour finalement nous parvenir aujourd’hui comme l’une des plus importantes du XXe siècle.

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