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Comment définir l’art Baroque ?

Le terme « baroque » est une invention du XIXe siècle désignant le courant artistique qui évolua entre 1600 et 1720. Ce terme péjoratif signifiant « bizarre » ou « grossier » désigne en réalité une nouvelle syntaxe visuelle s’inscrivant en réaction au maniérisme finissant.

Comment reconnaître une peinture Baroque ?

Des lignes spécifiques

Touchant dans un premier temps la peinture, le baroque implique un abandon des constructions en triangles imbriqués et de l’équilibre de l’horizontale et de la verticale hérités des maîtres de la Renaissance classique (Léonard de Vinci, Raphaël, Michel-Ange). Ces derniers étant remplacés par la diagonale. Les perspectives harmonieuses et les proportions élégantes laissent place à un univers monumental, puissant et éminemment théâtral.

Une lumière propre et des couleurs caractéristiques

La lumière intense et les ombres occupent un rôle majeur dans les compositions baroques, notamment avec le perfectionnement de la technique du clair-obscur. Les scènes se trouvent ainsi dramatisées. Le baroque use également de couleurs riches et profondes. Par ailleurs le mouvement constitue l’une des caractéristiques essentielles de ce courant.

Des scènes de la vie quotidienne

Les artistes cherchent à dépeindre l’instantané, à capter les personnages dans le vif d’une action. Le spectateur, en balayant son regard, saisit la narration sans exhaustivité. Les états d’âme sont affichés sur les personnages et le divin reste mystérieux. Les œuvres baroques doivent susciter l’émotion et la passion tout en provoquant le spectaculaire. La mort, la souffrance, l’humilité de la vie quotidienne sont les sujets de prédilection du mouvement. Réelle peinture théâtrale, l’image jaillissante déborde de son cadre afin de venir se fondre à la sculpture et à l’architecture des édifices. La technique du trompe-l’œil s’est développée jusqu’à atteindre une précision saisissante.

Sans pour autant s’opposer au baroque, le classicisme français — que nous aborderons un peu plus bas — offre quelques nuances. En effet, les compositions sont plus claires et ordonnées. Souvent fermées les scènes restent cantonnées à l’intérieur du cadre tandis que les compositions baroques sont davantage ouvertes, les personnages et motifs sortant de la surface de la toile. Les lignes horizontales et verticales illustrent un aspect serein et rigoureux.

D’illustres peintres

Qu’ils se soient mis au service de la Contre-Réforme catholique, de l’iconoclasme protestant ou de l’absolutisme royal, les artistes ont chacun pu développer leur propre identité artistique à travers le baroque.

Annibal Carrache se servit de la lumière pour modeler des corps empreints de la beauté idéale issue de la Renaissance (« Vierge pleurant le Christ » 1599-1600) ; au contraire Caravage s’est illustré dans la maitrise d’une lumière brutale en violent contraste avec les ombres profondes, tout cela dans un souci de rendre fidèlement la nature (« L’Incrédulité de saint Thomas » 1602-1603) ; Claude Lorrain a ouvert les yeux de ses contemporains aux sublimes beautés de la nature (« Paysage avec le père de Psyché sacrifiant au temple d’Apollon » 1662-1663) ; influencé par Rubens, Diego Vélasquez a su rendre dans ses portraits le brillant des tissus et capter le regard de ses modèles (« Le Pape Innocent X » 1649-1650) ; Frans Hals a réussi à fixer sur ses toiles des impressions fugitives (« Pieter van der Broecke » vers 1633) ; Jan van Goyen transfigurait des paysages banals en images de beauté paisible (« Moulin à vent près d’une rivière » 1642).

Vélasquez, Rubens et Rembrandt sont certainement les trois plus grands maîtres du baroque. Mais Rubens est probablement l’artiste qui a réussi à opérer une véritable synthèse de toutes ces sources du baroque en les unifiant et en les rendant familières aux cours européennes du XVIIe siècle (« Allégorie sur les bénédictions de la paix » 1629-1630). 

S’étendant par la suite à tous les domaines artistiques (sculpture, architecture, mobilier puis littérature, musique, poésie), le baroque réunit ainsi des styles différents et fut mis au service de desseins divergents. En effet, ce mouvement servit l’Église catholique, mais s’adapta également à l’iconoclasme protestant.

Histoire du mouvement Baroque : Contre-Réforme, iconoclasme protestant et absolutisme royal

Les origines du baroque apparaissent en Italie au milieu du XVIe siècle. Suite au sac de Rome en 1527, les idées de la Renaissance ont été bouleversées : disparition de l’humanisme, questionnement quant à l’existence de l’homme et sa relation avec Dieu.

L’art s’est alors adapté aux transformations des mentalités. Les artistes ont cherché à intégrer un esprit artificiel dans leurs œuvres. Ils ont souhaité se démarquer des principes de la Renaissance classique et de la quête du beau idéal — dont l’apogée fut atteint avec Raphaël — et à affirmer leur propre style. Ceci marque l’apparition du maniérisme. Cette bella maniera se caractérise par la ligne serpentine, la torsion et l’allongement des corps, des couleurs acides, des gestes éloquents. Le maniérisme né en Italie (Bronzino, Parmesan) se déploya également au Nord de l’Europe (Goltzius, Bloemaert), en France (École de Fontainebleau), mais également à Prague à la cour des empereurs Ferdinand, Maximilien puis Rodolphe II (Arcimboldo, Spranger).

Par la suite, le Concile de Trente (1542-1563) fut convoqué afin de lutter contre la montée de la religion réformée voulue par Luther et Calvin. Si la pensée luthérienne prônait la sévérité et la sobriété à travers l’iconoclasme protestant, la Contre-Réforme intimait aux artistes de convaincre ses fidèles de la grandeur de Dieu par des effets impressionnants, bouleversants. La peinture italienne devait servir l’Église catholique et délivrer un message essentiellement religieux. Le langage maniériste fut dès lors remis en question. Doivent ainsi transparaitre dans les compositions : les sentiments intérieurs, les passions de l’âme, l’extase religieuse. Les principaux représentants du baroque italien sont Caravage et Annibal Carrache. Si le premier est marqué par un certain naturalisme, des cadrages insolites, une lumière intense (clair-obscur) et la captation de l’instantané ; le second s’inspire davantage des maîtres de la Renaissance classique par son contenu idéalisé.

En Espagne le baroque fut également utilisé afin de servir la Contre-Réforme. Qualifié de « Siècle d’Or espagnol » cette période est marquée par le développement des marchands d’art et des collections. Les peintres Diego Vélasquez, Jusepe de Ribera, Francisco de Zurbaran ou encore Le Greco ont réussi à développer leur propre identité artistique malgré l’influence indéniable du Caravage et de Titien.

Au XVIe siècle, plusieurs pays européens ont basculé dans le protestantisme dont une grande partie des Pays-Bas. A l’époque, les Pays-Bas étaient constitués de dix-sept provinces rattachées à la couronne d’Espagne. Charles Quint, empereur du Saint-Empire Germanique, détenait la couronne d’Espagne et par conséquent les Pays-Bas espagnols possession des Habsbourg. Lorsqu’il a abdiqué en 1555 l’Espagne ainsi que les Pays-Bas sont revenus à son fils Philipe II. Or ce dernier était un fervent catholique. En promouvant les valeurs catholiques, il a mené une politique moins conciliante que son père à l’égard des protestants. Une guerre civile eut alors lieu aux Pays-Bas entre les catholiques et les réformés. Guillaume Ier prince d’Orange-Nassau, catholique et proche de Charles Quint, décida de soutenir les protestants en prenant la tête de l’opposition au roi d’Espagne, jugeant sa politique injuste. Il finira même par se convertir au calvinisme. Avant d’être assassiné par des envoyés de Philippe II d’Espagne, Guillaume Ier est parvenu à conduire la partie Nord des Pays-Bas espagnols à l’indépendance en 1579. Cette partie composée de sept provinces fut par la suite nommée Provinces-Unies (Pays-Bas actuels). La partie Sud des Pays-Bas est restée sous la domination des Habsbourg jusqu’en 1714.  

Le système politique, économique et culturel était alors différent entre les Pays-Bas du Nord et du Sud. En effet, la partie Sud dite flamande était à l’égal du reste de l’Europe catholique. Le pouvoir et les richesses étaient aux mains des aristocrates. La noblesse investissait peu dans le système économique et l’essentiel de la production artistique resta sous influence italienne malgré le développement de la peinture de genre et de la nature morte — héritage de la tradition flamande. Ainsi, nous retrouvons des scènes religieuses ou mythologiques parmi lesquelles sont insérées des natures mortes et objets du quotidien. En revanche, dans le monde protestant l’approche était radicalement différente. La société des Provinces-Unies, dénuée de noblesse, était dirigée par la bourgeoisie ainsi que par diverses corporations de marchands et de négociateurs. Ces derniers ont eu un rôle important dans la diffusion de l’art. Les artistes ne peignaient plus en fonction d’une commande précise, mais réalisaient, grâce à leurs ateliers, des tableaux à l’avance avant de les confier aux marchands d’art. Dans le cadre de l’iconoclasme protestant, l’art du portrait, des natures mortes et des paysages s’est grandement étendu dans les Pays-Bas du Nord.

 L’artiste baroque flamand par excellence est Pierre-Paul Rubens. Ses œuvres sont marquées par une lumière atmosphérique, le mouvement ainsi que des couleurs chaudes. À la fois peintre et diplomate, il réalisa des commandes auprès du duc de Mantoue, des archiducs d’Autriche à Anvers, de Philippe IV d’Espagne, de Charles Ier d’Angleterre, de Marie de Médicis en France. De célèbres peintres sont issus de son atelier : Frans Snyders, Jacob Jordaens ou encore Antoon van Dyck. Formé à Rome, il rapporta d’Italie le goût des grandes compositions destinées à l’ornement des palais et des églises.

L’art néerlandais pris son essor au lendemain de la mort de Rubens en 1640. Chaque spécialité avait son maître : Frans Hals pour le genre du portrait, Jan Vermeer pour les scènes de la vie quotidienne, Willem Kalf pour la nature morte et enfin Jacob von Ruisdael pour les paysages. Mais le plus grand maitre de ce « Siècle d’Or hollandais » est Rembrandt van Rijn dont le talent s’étend à tous les genres cités précédemment. Maitrisant parfaitement l’éclairage, le dessin, la couleur, l’anatomie, mais surtout réussissant à retranscrire les sentiments et émotions de ses personnages de façon éloquente, Rembrandt demeure l’un des plus grands artistes de l’histoire de l’art. Contrairement aux artistes des Pays-Bas du Sud, les néerlandais réalisaient des tableaux de plus petits formats répondant à l’humilité protestante, au recueillement, à l’intimité, et surtout étant plus adaptés aux intérieurs bourgeois et au marché de l’art local. Contrairement aux catholiques, les protestants acquéraient leurs œuvres dans une perspective de revente ultérieure.

Toile Baroque Rubens
Pierre-Paul Rubens Vénus et Adonis, probablement milieu 1630, New York, The Metropolitan Museum of Art

En France Louis XIV s’est servi de l’art baroque non pas pour transmettre un quelconque message religieux, mais pour asseoir son absolutisme royal. Le roi Soleil a participé au développement d’une identité artistique propre à la France en réponse aux extravagances du baroque italien. Nous parlons de classicisme, car ce mouvement trouve son inspiration dans les maîtres de la Renaissance classique. Le style initié par le Bolonais Annibal Carrache a ainsi pu s’épanouir en France.

Louis XIV fit de la France l’État le plus puissant d’Europe au XVIIe siècle. Il se servit de l’art pour véhiculer une image de puissance auprès de son peuple, mais également auprès des souverains étrangers. Jean-Baptiste Colbert, son principal ministre, fut l’artisan majeur de la politique royale : création de l’Académie de France à Rome et modernisation des résidences royales (Vincennes, Saint-Germain-en-Laye, Louvre, Tuileries). Le paraitre est alors devenu l’élément essentiel dans la communication de l’État. Le château de Versailles est l’archétype de cette politique. Toute cette ostentation (décors, mobilier, matériaux) avait uniquement pour but de magnifier le roi. Il est important de rappeler qu’à la même époque l’État était en réalité terriblement endetté en raison de la politique expansionniste menée par Louis XIV et des guerres qu’elle a pu engendrer avec l’Espagne et la Hollande. Jamais l’utilisation des arts au service de la représentation des idéaux politiques n’avait été aussi bien orchestrée, ni si recherchée avec autant de pouvoir et projets grandioses.

À travers sa rigueur et sa capacité à exalter les valeurs morales, le classicisme répond parfaitement aux exigences de représentation de la politique française. Le chef de file de ce courant est le peintre français, mais romain d’adoption, Nicolas Poussin. Installé à Rome il a développé son propre style caractérisé par une rigueur et une clarté dans ses compositions majoritairement mythologiques et chrétiennes grâce auxquelles il incitait à une réflexion sur l’homme, la morale et la nature. D’autres artistes français ont également fait carrière à Rome. C’est le cas du fameux peintre de paysages Claude Gellée dit Le Lorrain. Ses paysages idéalisés sont emprunts d’une somptueuse lumière dorée. En France, le peintre officiel de la cour de Louis XIV était Charles Le Brun. Élève de Simon Vouet — principal rival de Poussin — et grand peintre décorateur du Louvre puis du château de Versailles, il fut également le directeur de l’Académie royale de peinture et de sculpture ainsi que de la Manufacture des Gobelins. Eustache Le Sueur, Charles de La Fosse, Jean Jouvenet et Antoine Coypel comptent également parmi les grands peintres décorateurs du XVIIe siècle. Enfin d’autres artistes se sont exprimés dans un classicisme très différent. Les frères Le Nain ont représenté la vie des paysans français tandis que Georges de la Tour s’est inspiré du Caravage en usant de la technique du clair-obscur dans ses compositions au contenu spirituel et moral.

Ainsi, le baroque est le résultat de la fusion de ces tendances, ces styles différents propres aux artistes et à leurs origines. S’il concerna dans un premier temps la peinture, le baroque ne tarda pas à s’étendre à la sculpture ainsi qu’au mobilier.

La sculpture baroque

L’essentiel de la sculpture baroque est dominé par Gian Lorenzo Bernini dit Le Bernin. À l’instar de ces contemporains peintres (van Dyck, Vélasquez, Rembrandt), Le Bernin était un grand portraitiste. Il arrivait à saisir les expressions du visage de ces modèles comme nul autre. Le Bernin mit cette maîtrise au service du sentiment religieux et participa à l’ornementation des églises italiennes. Ainsi, « Extase de sainte Thérèse » (1645-1652) illustre un groupe semblant flotter dans la niche de l’autel, l’émotion atteint un degré de tension jamais imaginé jusqu’alors. Le mouvement et l’effet dramatique sont accentués par les draperies qui se tordent et tourbillonnent.

S’il a réalisé de nombreuses sculptures pour les églises italiennes, il est intéressant de noter que Le Bernin a également exécuté plusieurs commandes pour le roi Louis XIV (notamment « Statue équestre de Louis XIV sous les traits de Marcus Curtius » 1677). La collaboration avec le sculpteur cessa lorsqu’en 1665 son projet de la Colonnade du Louvre fut rejeté au profit de celui de Charles Le Brun, Louis Le Vau et Claude Perrault.

Sculpture baroque italienne
Bernin Extase de sainte Thérèse, 1645-1652, Rome, église Santa Maria della Vittoria

Le mobilier baroque

Touchant tous les arts, le baroque n’a pas épargné le mobilier. Chaque pays a développé sa propre production. Ainsi, nous retrouvons en Italie et notamment à Florence des coffres en marqueterie de pierres dures ou scagliola (mélange de colle, pigment, pierre, huile imitant la pierre dure), des sièges d’Andrea Brustolon aux pieds tortueux à Venise ou encore des bargueños en Espagne. Le nord de l’Europe présente un mobilier plus imposant. Cologne, Francfort et Hambourg furent un foyer important d’armoires et de buffets tandis qu’Augsbourg est connu pour ses cabinets de curiosité mêlant les techniques de marqueterie de bois et de pierres dures et la pietra paesina (la paésine est une pierre provenant d’Italie qui était coupée en deux avant d’être incrustée dans divers panneaux). Les Pays-Bas du Sud, notamment Anvers, ont produit de nombreux cabinets de petite dimension présentant des tableautins réalisés sur cuivre. Enfin, les Pays-Bas du Nord ont quant à eux exécuté des cabinets de plus grande envergure en marqueterie de bois.

En France, Louis XIV chargea Charles Le Brun de créer un style grandiose destiné à faire valoir l’autorité de la monarchie. Le style louis-quatorzien s’est parfaitement illustré à Versailles au travers des enfilades, salons, galeries et escaliers monumentaux. Le cabinet avec sa façade d’écaille et de bronzes dorés, le bureau Mazarin en marqueterie de bois de couleurs ou de cuivre et d’écaille, la commode importée d’Italie se présentant sous forme d’une paire de meubles marquetés ainsi que le siège à l’assise basse et au dossier incliné entièrement garni de velours sont les meubles les plus représentatifs de ce style. Aux côtés de Charles Le Brun nous retrouvons notamment l’ornemaniste Jean Berain, l’ébéniste André-Charles Boulle et le bronzier Jacques Caffieri. Jean Berain a mis à la mode un style imaginatif mêlant rinceaux, arabesques, baldaquins, oiseaux, pagodes et Chinois de fantaisie rompant ainsi avec la solennité des précédentes décennies. André-Charles Boulle a lui-même dessiné les modèles de console, gaines, commodes et armoires exécutées dans les ateliers de la galerie du Louvre (depuis Henri IV les artistes travaillant pour le roi résidaient au Louvre).

Mais il fut également parfois chargé d’aménager les boiseries complètes d’un appartement. Boulle est aujourd’hui principalement connu pour la marqueterie portant son nom. La marqueterie Boulle consiste à découper un motif décoratif dans plusieurs panneaux superposés (étain, laiton, écaille). Nous obtenons alors un positif et un négatif que l’on incruste l’un dans l’autre de façon à obtenir un décor en première partie et un autre en contrepartie. Ainsi la partie supérieure d’un meuble pouvait avoir une marqueterie en partie de laiton et d’étain sur fond d’écaille tandis que le piètement présentait une marqueterie en contrepartie d’étain et d’écaille sur fond de laiton. Les bronzes qui ornaient les meubles Boulle sont dus à Jacques Caffieri lui-même issu d’une dynastie de sculpteurs sur bois.

Meuble Boulle Baroque
André-Charles Boulle Commode, vers 1710-1720, New York, The Metropolitan Museum of Art

Et le marché de l’art ?

Depuis plusieurs décennies le marché du mobilier ancien est en perte de vitesse. Seules les pièces d’exception ayant une provenance royale ou illustre ou présentant une qualité d’exécution remarquable trouvent acquéreur à des prix faramineux. Toute la difficulté réside également dans l’expertise, car au XVIIe siècle les ébénistes n’estampillaient pas encore leurs meubles.  

En revanche, le marché des tableaux anciens est en bonne santé et connait une certaine stabilité. Ce marché de connaisseurs éclairés est constitué de collectionneurs, d’amateurs, de marchands, de spécialistes issus des maisons de ventes aux enchères, de galeristes, d’experts et bien évidemment d’institutions publiques. L’authenticité, la provenance, la rareté et la conservation constituent les qualités essentielles déterminant la valeur de l’œuvre sur le marché. Ces dernières années des tableaux des plus grands maîtres de l’art baroque ont ainsi dépassé, en France, le million d’euros : « Saint Catherine d’Alexandrie » et « Lucrèce » d’Artemisia Gentileschi se sont respectivement envolés à 2,4 et 4,8 millions d’euros, « L’Enfant Jésus en adoration de la croix » des Frères Le Nain fut vendu à 3,6 millions d’euros, « L’Heureux géomètre » de Jusepe de Ribera trouva acquéreur à 1,8 millions d’euros ou encore « La nature morte au trophée de gibier, fruits et perroquet sur fond de niche» de François Desportes a atteint les 2 millions d’euros.

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