André CLAUDOT

Peintre engagé, 1892-1982

Vous avez des questions ?

Vous avez en votre possession une œuvre de CLAUDOT et souhaitez en connaître la valeur ? Nos Experts réalisent gratuitement une expertise de votre tableau, vous communiquent une estimation du prix de marché, puis vous accompagnent pour réaliser une vente au meilleur prix.

Cote, prix et estimation de l’artiste André CLAUDOT

Prix d’une peinture signée : 400 – 80 000€

Estimation d’un dessin ou d’une aquarelle de l’artiste en vente aux enchères : 50 – 3 000€

Qui est André CLAUDOT ?

André Claudot, né le 14 février 1892 à Dijon et décédé le 13 juin 1982 à Lœuilley, est un peintre militant anticlérical et antimilitariste bourguignon, surtout reconnu pour ses œuvres engagées.  

Un parcours artistique d’emblée militant

Né dans une famille de luthier, il est nourri très jeune des idées anticléricales de son père libre-penseur. André Claudot entre à 13 ans à l’École des Baux-Arts de Dijon et publie dès 1908 des dessins dans les journaux locaux. Bien que primé, il est déçu par la formation qu’il juge trop académique et part s’installer à Montmartre en 1909 après avoir reçu une bourse pour étudier aux Arts Décoratifs. Là, il côtoie impressionnistes et postimpressionnistes, et se lie également d’amitié avec des militants anarchistes. Profondément pacifiste, il réalise différents dessins antimilitaristes pour des journaux libertaires et est poursuivi pour l’un d’eux en 1911. Diverses illustrations qu’il réalise à cette époque ont pour sujets principaux la réalité quotidienne et la misère ouvrière à laquelle il est très sensible. 

Le style de Claudot s’inspire des impressionnistes et se tient à distance de l’abstraction. L’artiste se définit ainsi comme « un expressionniste habillé par les impressionnistes ». Le travail sur la couleur est pour lui essentiel et les travaux de Cézanne et des Fauves l’influencent en ce sens. 

Il retourne à Dijon en 1912, où ses activités antimilitaristes lui valent d’être fiché au Carnet B. Il est toutefois mobilisé en 1914 et continue à dessiner clandestinement pour la presse d’extrême gauche durant la guerre. 

Après sa démobilisation en 1919, il s’installe à Paris comme décorateur tout en continuant à peindre la misère ouvrière et à collaborer pour divers journaux anarchistes. Il participe à plusieurs expositions dans des Salons parisiens et bourguignons et travaille comme décorateur au Salon de l’automobile en 1924 et à l’Exposition des Arts décoratifs de Paris en 1925. 

La Chine et la guerre, entre influence et inspiration

Claudot part en 1926 en Chine où il devient professeur à l’Institut National des Arts de Pékin puis à l’Académie des arts de Chine à Hang Tchéou. Il peint au cours de cette période chinoise de nombreuses œuvres sur la vie quotidienne extrême-orientale et se rapproche du parti communiste. 

À son retour d’Asie en 1930, il participe à plusieurs Salons parisiens et expose seul en 1931 à la galerie Barreiro. Il intègre la franc-maçonnerie et ses œuvres militantes sont également présentées en 1933 lors de l’exposition « Le Travailleur, le Chantier, l’Usine ». 

À Paris, il vit quelques années à la Cité des artistes de Montmartre, avant d’en être expulsé en 1934. Il revient alors définitivement à Dijon, où il enseigne comme professeur à l’École des Beaux-Arts.

Au début de la Seconde Guerre mondiale, il s’écarte progressivement du pacifisme intégral et de ses amis anarchistes et participe à la Résistance dans le Front national. Il entre au PCF à la Libération et son engagement communiste se poursuit après la Seconde Guerre mondiale. 

Claudot mobilise durant la guerre son talent de peintre pour fabriquer des tracts en utilisant la technique de la linogravure. Le trait ferme et le style simple de ses dessins rappelle celui de ses caricatures du Libertaire dans les années 1920 ou de ses « encres chinoises ». Appelé « gravure du pauvre », la linogravure se révèle un médium idéal pour réaliser des tracts politiques en temps de guerre. 

Engagement à l’internationale et reconnaissance

Par la suite, il dénonce avec vigueur le franquisme et réalise à cette occasion plusieurs tableaux. À travers des affiches et des œuvres, il s’oppose aussi à la guerre du Vietnam, à la guerre d’Algérie, à De Gaulle (La Neuvaine au pas de l’oie, 1958) ou à la Ségrégation aux États-Unis. 

Son engagement politique l’amène à participer en 1946 à l’exposition « Art et Résistance » organisée au Palais de Tokyo, puis à être délégué aux assises de la Paix et de la Liberté à Paris en mars 1950, puis au Congrès de Vienne pour la paix et la liberté en 1952, sujets de plusieurs tableaux de la même époque.

En 1956, il ouvre à Dijon une école de peinture, L’Atelier, et fait l’objet d’expositions couvrant ses travaux depuis 1914, notamment en 1978 à Pavillons-sous-Bois et en 1980 à Dijon. Un long métrage, Ecoutez Claudot, lui est également consacré en 1979 par Bernard Baissat et Tewfik Farès.

Ces œuvres chinoises et son influence auprès d’artistes chinois lui garantissent aujourd’hui un succès tout particulier en Asie. Ainsi, en 2013, une toile datant de 1928 représentant le Palais Impérial de Pékin a été vendue à un collectionneur asiatique pour 22 000 €. Cet artiste est très bien coté puisque l’une de ses meilleures ventes en France s’est élevée à plus de 36 000 €. 

Une exposition rétrospective sur son travail est prévue à l’automne 2020 à Dijon.

Expertiser et vendre un tableau d’André CLAUDOT

Si vous possédez un tableau de CLAUDOT ou tout autre sculpture, demandez une estimation gratuite via notre formulaire en ligne.

Vous serez ensuite contacté par un membre de notre équipe, composée d’experts et de commissaires-priseurs, afin de vous communiquer une vision indépendante du prix de marché de votre tableau. Dans le cadre d’une éventuelle vente, nos spécialistes vous conseilleront également sur les différentes options possibles pour vendre votre œuvre au meilleur prix.

Les artistes qui pourraient vous intéresser

Plus d'artistes