Jean POUGNY

Peintre franco-russe du XXe siècle, 1892-1956

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Cote, prix et estimation de l’artiste Jean POUGNY

Prix d’une peinture signée Khanna : 1 000 – 60 000€

Estimation d’un dessin ou d’une aquarelle de l’artiste en vente aux enchères : 300 – 15 000€

Cote de l’artiste pour une estampe : 10 – 500€

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La peinture : une passion contestée

Jean Pougny est un peintre né le 20 février 1892) Kuokkala (ville située dans la province de Saint-Pétersbourg, aujourd’hui en Finlande) et mort à Paris le 28 décembre 1956. 

Fils d’un violoncelliste, petit fils du célèbre compositeur italien Cesare Pugni, Ivan Pougny suit des études au lycée militaire de Saint-Pétersbourg et montre un intérêt pour le dessin et la peinture dès son plus jeune âge. En désaccord avec ses parents, qui le destinent à une carrière militaire, il s’installe dès 1904 dans un atelier de Saint-Pétersbourg. 

En 1910, et pendant un an, Jean Pougny part pour Paris où il travaille à l’Académie Julian et où il découvre une passion pour le fauvisme et le cubisme, deux courants qui le marqueront tout au long de sa carrière. 

Jean Pougny, peintre de la modernité

De retour à Saint-Pétersbourg en 1912, il participe à diverses expositions, dont celle de « l’Union de la Jeunesse », où il rencontre Malévitch et Tatline, entre autres. Cette même année, il épouse Xénia Bogouslavskaïa, elle-même artiste. Les jeunes époux fondent alors un atelier qui devient vite le repère des peintres et des poètes futuristes. 

Jean Pougny ne se limite pas à une production picturale. Peintre engagé, sa production théorique avant-gardiste constitue également les fondements de son art. Ainsi, dans les années 1915-1916, il organise des expositions novatrices, parfois provocatrices, telles que la « Première exposition futuriste de tableaux de Tramway V » ou la « Dernière exposition futuriste de tableaux 0,10 » qui, toutes deux, font polémique. Aux côtés de Malevitch, Jean Pougny adhère alors au suprématisme. 

L’innovation théorique dont il fait preuve est saluée par sa nomination de professeur aux Ateliers libres de Pétrograd en 1918. En 1919, il se rend à Vitesbek sur invitation de Chagall pour y donner des cours et des conférences. Alors que la situation politique s’aggrave, il s’exile à Berlin de 1921 à 1924, puis à Paris, où il francise son nom. Dès 1934, il est pleinement intégré au mouvement de la peinture française et participe à de nombreuses expositions. 

Les dernières années parisiennes

Ce sont les toiles de cette période parisienne qui sont aujourd’hui les plus connues et les plus appréciées. Alors que ses années d’expérimentation, de 1912-1922, exploraient des styles et des courants picturaux divers (fauvisme, cubisme, futurisme., constructivisme…), il paraît, pendant les trente dernières années de sa vie, se stabiliser dans sa manière de peindre. 

Ses natures mortes de petit format sont caractéristiques de cette dernière période. En atteste le format très insolite, particulièrement allongé, de Intérieur, Armoire blanche et chaise noire (1948), une toile adjugée 43 570 euros par Christie’s (Londres, 25 juin 2008). D’autres œuvres, qualifiées de néo-impressionnistes, sont très appréciées du marché de l’art. On peut citer à cet effet La plage à Juan les Pins, vendue 60 250 euros (Christie’s, Paris, 3 décembre 2007) ou encore Jardin vendue 10 970 euros (Christie’s, Londres, 4 juin 2009). 

Figure centrale de l’avant-garde russe, puis intégrés à la peinture française, les œuvres de Jean Pougny traduisent cette dichotomie radicale. Actif jusqu’à la fin de sa vie, notre artiste s’éteint le 28 décembre 1956, et est aujourd’hui enterré dans le cimetière de Montparnasse. 

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