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Paravent Asiatique

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L’invention du paravent

Le paravent a été créé en Chine sous la dynastie Zhou (-771 à – 256). Les premières créations étaient des écrans fixes. Il faut attendre la dynastie Han (206-220) pour que les panneaux soient pliables grâce à l’utilisation de paumelles métalliques. Les premiers exemplaires étaient réalisés en bois avant d’être en soie ou en papier. Ces derniers trouveront leur place dans tous types d’intérieurs bourgeois. Le paravent va également s’épanouir au Japon.  

Le paravent asiatique permettait de faire une séparation dans une pièce afin de garder la chaleur ou conserver une certaine intimité. On lui attribue également un aspect vertueux, car il bloquerait les esprits maléfiques.  

Les artistes chinois vont utiliser le paravent comme un support pour réaliser des paysages ou des décors en calligraphie. Sous la dynastie Ming (1368-644), la technique de la laque va être utilisée pour ce meuble. La laque, souvent de couleur noire, est parfois incrustée de perle, d’ivoire ou de toutes autres matières. Ces objets de luxe peuvent recevoir jusqu’à trente couches.

Les paravents japonais se distinguent par leurs décors et le système de cordes ou de lanières en cuire. Ce meuble va devenir courant au cours de la période Nara (646-794).

Les artistes contemporains comme Alix Aymé vont réaliser de véritables objets précieux. Cette dernière va faire une synthèse entre l’art de la laque japonaise et la peinture vietnamienne dans les motifs. Une de ses œuvres s’est vendue 182 000 euros. Un paravent « Les Villageois » de Nguyen Gia Tri a été adjugé 380 000 euros. 

Les collectionneurs en art asiatique sont donc des amateurs de ce type d’objet. Certains artistes européens et asiatiques vont collaborer pour donner naissance à des pièces d’exceptions comme le montre le paravent adjugé 63 232 euros réalisé par Jules Leleu et Katsu Hamanaka. 

Les caractéristiques des divers types de paravents

Les paravents chinois les plus anciens sont caractérisés par des panneaux de bois qui sont ensuite remplacés par des papiers et de la soie. Ils sont généralement fixés sur un socle. La calligraphie et les peintures de paysages sont les décorations les plus courantes de ces paravents chinois. La technique de la laque, appliquée par couches successives, apparaît quant à elle au XIVe siècle. Les panneaux de bois étaient alors recouverts d’une laque noire gravée et incrustée de perles, d’ivoire et d’autres matériaux.

Au VIIIe siècle les Japonais s’emparent de cet objet et en font des cloisons plus mobiles, s’adaptant parfaitement aux risques d’incendie et de séismes encourus dans leur pays. Le bois est alors remplacé par des feuilles de papier et les charnières par des cordes, rendant l’ensemble plus léger. 

Les peintures qui décorent les paravents évoluent elles aussi au Japon. Parmi les styles qui se sont développés au cours du temps, on peut citer le courant nanga, très lyrique, ou encore le kano, faisant écho à d’anciennes techniques à l’encre de Chine, en passant par le rimpa, classique et coloré, ou le soga, spécialisé dans la représentation de faucons. L’ensemble constitue généralement un récit et se lit de gauche à droite. 

Ce sont cependant les paravents coréens qui sont les plus richement décorés et ornementés, transformant ces objets en véritables œuvres d’art. 

Rapportés en Occident depuis le XVe siècle, les paravents apparaissent en France au XVIe siècle, dans des édifices religieux, puis chez des particuliers au XVIIe siècle. Ils sont alors en tissu orné de soie, d’or ou d’argent. Des peintres comme Antoine Watteau ou François Boucher, mais aussi plus tard, au XIXe siècle, comme Paul Sérusier et Pierre Bonnard n’hésitent pas à les décorer. 

Les paravents sur le marché de l’art

Les prix des paravents varient autant que leur nombre et s’il est possible d’en trouver à des prix très bas, les plus appréciés sont adjugés à plus d’un million d’euros. Ce fut par exemple le cas du Rare et important paravent à douze feuilles en laque de Coromandel, réalisé en Chine en 1699 et vendu 2, 110 000 euros par Christie’s Paris le 12 décembre 2019. 

D’autres modèles, plus modestes, comme ce Paravent à six feuilles japonais du XVIIe siècle qui a été adjugé 16 250 euros (Christie’s Paris, 12 Juin 2019) ou ce Paravent à Six feuilles, vers 1920, adjugé 37 500 euros (Christie’s, Paris, 10-11 décembre 2019) sont également appréciés des salles de vente.

Estimer et vendre un paravent

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